[Chronique] – Alta Reign “Mother’s Day”

À bien des égards, c’est un album qui aurait pu être enregistré à la fin des années 80 ou au début des années 90 et qui a été un concurrent potentiel pour les albums de Dokken et de Dream Theater à l’époque, mais il fait bien de s’acclimater à l’état actuel du métal.

Le vieil adage “Mieux vaut tard que jamais” est devenu un euphémisme ces derniers temps, car un certain nombre de groupes et d’artistes de premier plan sont revenus sur les ondes après de longs hiatus pour faire des offres vraiment envoûtantes.

Mais le cas unique du nouveau projet Alta Reign du percussionniste de Savatage et du Trans-Siberian Orchestra, Jeff Plate, l’est d’autant plus qu’il s’agit d’un événement qui mijote sur le feu depuis environ trois décennies.

S’inspirant fortement de ses racines de musicien de heavy metal à la fin des années 80, ainsi que de la splendeur théâtrale, pompeuse et teintée de rock progressif de son mandat avec ses groupes précédemment connus, le premier LP de cette formation, “Mother’s Day”, peut sembler un simple hommage sentimental au passé vu le titre, mais il s’agit en fait d’un mélange complexe de passé et de présent qui se situe dans une catégorie à part.

1. Shine
2. Witness
3. Thin Red Line
4. Never Say Never
5. Mother’s Day feat. Joel Hoekstra
6. ESC (Escape)
7. Come Out and Play
8. Let’s Go! (I’m In Charge Now)
9. Always
10. Immortal
11. Passage
12. Rise (Feat. Chris Caffery)

Jeff Plate / Batterie et percussions
Jane Mangini / Claviers
Tommy Cook / Guitares, voix principales
Kevin McCarthy / Basse, Chant
Collin Holloway / Guitares, Chant
Zach Hamilton / Claviers, Guitares, Chant

Publié par : Rat Pak Records
Date de publication : 8 janvier 2021

Jane Mangini, membre du TSO et claviériste, donne des dimensions sonores à cet album particulièrement denses et riches en texture, avec un degré de similarité assez élevé avec les premières œuvres de Dream Theater lorsque Kevin Moore utilisait ses touches pour ouvrir un nouvel univers sonore.

Les riffs croustillants de Tommy Cook, Collin Holloway et Zach Hamilton, ainsi que les basses solides de Kevin McCarthy complètent ce premier effort en 30 Ans.

Grâce à une production moderne massive et à un fond de clavier haut de gamme, les titres sonnent très bien dans le paysage sonore des années 2020.

Les véritables points forts de ce disque sont les morceaux épiques plus longs et très engagés “Mother’s Day” et l’aventureux “Rise”, plus proche, qui se rapprochent le plus d’un territoire prog-métal ouvert.

On notera la présence des guitares virtuoses Joel Hoekstra et Chris Caffery eux aussi membres du TSO qui apportent leurs contributions.

Une belle découverte.

Note du Doc: 90/100.

@Le Doc

Doc Olivier
Animateur
A propos: Olivier est le créateur de la radio vinylestimes et anime l'émission Last Ride le Samedi et le Dimanche à 18 Heures et participe à 213Rock le Lundi à 21 Heures.
Président de l'association vinylestimes
Read More
VinylestimesLast RideTwitterInstagram du Doc

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 5 / 5. Vote count: 1

No votes so far! Be the first to rate this post.

Related Posts

Get The Vinylestimes APP !