[Chronique] – Accept – “Too Mean To Die” by Denis Labbé.


01. Zombie Apocalypse
02. Too Mean To Die
03. Overnight Sensation
04. No Ones Master
05. The Undertaker
06. Sucks To Be You
07. Symphony Of Pain
08. The Best Is Yet To Come
09. How Do We Sleep
10. Not My Problem
11. Samson And Delilah

Label : Nuclear Blast
Date de Sortie : Déjà dans les bacs


Après le mitigé The Rise of Chaos (2017) qui comportait de belles parties de guitares mais aucun refrain marquant, Too Mean To Die était attendu au tournant. Il faut dire également que certains fans des Allemands ont toujours du mal à accepter Mark Tornillo et que d’autres pensent que le groupe tourne en rond.

Après quatre ans d’attente, ce qui est le plus long écart entre deux albums pour cette mouture du groupe, ce nouveau disque commence par un heavy lourd et très germanique, le sombre « Zombie Apocalypse » qui n’est pas très rassurant.

Carré, efficace, il s’inscrit dans la lignée de Blood Of The Nations sans réellement sortir du lot par rapport à la riche discographie du groupe. Plus emballant et assez proche d’Annihilator, le morceau titre, « Too Mean To Die » nous offre un speed thrash technique assez nouveau dans sa construction pour Accept, même si sa base s’inscrit dans le style du groupe.

On comprend alors qu’Accept a voulu se reconstruire tout en s’appuyant sur ce qu’il sait faire de mieux : des hymnes supportés par de gros chœurs et des riffs assassins. « Overnight Sensation » ou « Symphony Of Pain » appartiennent à cette catégorie.

Parfois, Wolf Hoffmann nous ramène à l’époque Metal Heart/Russian Roulette, comme sur l’envoûtant « No One Master » qui renverse tout sur son passage, le nuancé « How Do We Sleep » et ses chœurs énormes ou l’excellent « Samson And Delilah » dont les références à la musique classique et aux thèmes orientaux en font une chanson incontournable de cet album.

Ces retours à un passé glorieux réinventé pour l’occasion ne sont pas pour me déplaire. Il en va de même lorsque le groupe revisite l’époque Balls To The Wall via le groovy « Suck To Be You » qui donne envie de secouer la tête en cadence grâce à son riff cinglant ou le rapide « Not My Problem », et ses nombreux changements de rythmes, qui semble être un mélange entre AC/DC et Annihilator.

Accept a d’abord pensé à composé des chansons avant d’aligner des riffs et des démonstrations de guitare.

Tout l’album n’est pourtant pas du même acabit. La ballade « The Best Is Yet To Come » est sympathique, mais dispensable, tandis que le lourd « The Undertaker », pourtant choisi comme single, est assez bateau, même si ses chœurs rattrapent en partie une construction assez attendue.

Too Mean To Die n’apparaît pas comme le meilleur album du groupe, mais il est sans doute le plus complet de l’ère Tornillo, en mêlant des refrains rapidement identifiables à des riffs meurtriers. A noter que c’est le premier album enregistré avec le bassiste Martin Motnik et le guitariste Philip Shouse, et que la production signée Andy Sneap est énorme.

Denis Labbé




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