[Chronique] – Inglorious – We Will Rise (2021) by Denis Labbé.

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Inglorious – We Will Rise (2021)

01. She Won’t Let You Go
02. Messiah
03. Medusa
04. Eye Of The Storm
05. Cruel Intentions
06. My Misery
07. Do You Like It
08. He Will Provide
09. We Will Meet Again
10. God Of War
11. We Will Ride

Date de sortie : Déjà Disponible
Label : Frontiers

Quatrième album pour les Britanniques d’Inglorious, toujours menés par l’excellent chanteur Nathan James et le batteur Phil Beaver qu’ont rejoints le bassiste Vinnie Colla et les guitaristes Dan Stevens et Danny Dela Cruz juste après l’enregistrement du précédent album.

S’inscrivant dans la lignée de la période anglaise de Whitesnake, avec des touches américaines, comme le montre le bluesy « Medusa » qui donne des frissons dans le dos avec ses allusions sudistes à la Lynyrd Skynyrd ou Molly Hatchet. We Will Rise donne immédiatement la pêche, entraînant l’auditeur dans un univers riche, parfois envoûtant : la fausse ballade « Eye Of The Storm », parfois renversant : l’excellent « She Won’t Let You Go ».

Si la voix de Nathan James domine l’ensemble, prouvant qu’il est l’un des meilleurs chanteurs actuels, la paire de guitaristes s’en tire avec les honneurs, aussi bien grâce à des riffs épais : le superbe « Messiah », qu’à un feeling évident : le complexe « My Misery » aux nombreux changements de rythmes.

La technique de chacun est sans faille, mais c’est surtout la qualité des compositions qui ne fait aucun doute. Il suffit d’écouter le percutant « We Will Meet Again » pour se rendre compte que ce groupe a du talent.

La construction de « Cruel Intentions » pleine de nuances conduit à un refrain sublime, développé en plusieurs strates et soutenu par des chœurs soignés.

Du grand art. Ce mélange entre un hard rock à la Deep Purple et un heavy plus proche de Dio donne une musique riche, qui nécessite plusieurs écoutes pour en découvrir toutes les nuances, comme c’est le cas pour le groovy et magnifique « He Will Provide » au riff bondissant, sur lequel Nathan James nous fait une démonstration de ses talents vocaux.

Inglorious écrit des chansons puissantes et mélodiques, produites avec soin, ce qui permet d’entraîner l’auditeur dans des voyages dépaysants, ce qui n’est pas du luxe en ce moment.

« Do You Like It » nous rappelle que le hard rock aux riffs épais n’est pas mort et qu’il peut aussi se faire raffiné en lorgnant sur le rock pour donner la chair de poule.

Avec ce quatrième album, Inglorious élargit son univers et devrait attirer l’attention d’un panel d’auditeurs plus large. Lorsqu’un tel album sort, il est nécessaire de le faire comprendre à tous.

Servi par une production énorme de Romesh Gogandoda, il est aussi le résultat de ce confinement qui marque tout le monde et notamment les artistes.

Nous allons nous relever, semble nous hurler Nathan James, eh bien, écoutez-le et accompagnez-le.

@ Denis Labbé




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