[Chronique] – Krokus – “Adios Amigos Live Wacken” (2021) by Denis Labbé.

4.5
(4)

Krokus – “Adios Amigos Live Wacken” (2021)

01 Headhunter
02 Long Stick Goes Boom
03 American Woman
04 Hellraiser
05 Winning Man
06 Hoodoo Woman
07 Fire
08 Bedside Radio
09 Rocking In The Free World
10 Eat The Rich
11 Easy Rocker
12 Heatstrokes
13 Drumdög On The Loose
14 Quinn the Eskimo

Date de sortie : Déjà Disponible
Label : Sony

Malgré les critiques qui courent depuis quasiment les débuts du groupe, Krokus a poursuivi sa carrière en nous livrant de bons albums gorgés de riffs efficaces et de refrains qui donnent envie aux fans de les reprendre en chœur. Pourtant, c’est certainement sur scène que les Suisses sont les plus efficaces.

Quoi de mieux que de nous offrir une prestation enregistrée au Wacken ? Avec dix-huit albums studio, le choix des titres a dû être un sacré casse-tête.

En effet, avec treize morceaux (et un solo de batterie dispensable), de nombreuses œuvres ont été passées sous silence.

Qu’à cela ne tienne, les hostilités débutent avec le heavy « Headhunter » qui écrase tout sur son passage.

Extrait de l’album éponyme le plus puissant du groupe, ce titre est une excellente entrée en matière qui nous prouve que Krokus n’est pas qu’un clone d’AC/DC.

Autre extrait de Headhunter (1983), « Eat The Rich » convainc également, grâce à un son énorme et à une construction toujours aussi efficace.

La production est d’ailleurs excellente sur ce live.

Comme cette tournée devrait être la dernière du groupe, on sent que les musiciens ont désiré finir en beauté, notamment en sortant des classiques tels que « Bedside Radio », un mid-tempo mélodique rafraichissant, le bouillant rock « Heatstrokes » ou le plus dispensable « Fire » tirés de de Metal Rendez-vous (1980), mais aussi le plus étonnant « Winning Man » qui fait baisser la tension et l’attendu et subtil « Easy Rocker » présents sur Hardware (1981).

Autres titres incontournables, l’excellent « Long Stick Goes Boom » ainsi que la reprise du « American Woman » de The Guess Who extraits de One Vice at the Time (1982).

Ces neuf morceaux rappellent la meilleure période du groupe. Et même si certaines chansons ont été oubliées, le fan de la première heure peut être satisfait.

A ces morceaux plus anciens s’ajoutent deux titres plus récents : « Hellraiser », extrait de l’album éponyme (2006), un bon rock carré qui évoque AC/DC et le très bon « Hoodoo Woman », très américain, que l’on retrouve sur Hoodoo (2010).

L’équilibre entre les deux époques n’est pas en faveur des albums de ce troisième millénaire, ce qui est bien dommage.

Pour compenser, Krokus nous offre deux autres reprises : « Rocking In The Free World » de Neil Young, qui manque un peu de feeling sur les couplets et « Quinn the Eskimo », une chanson écrite par Bob Dylan, tout d’abord enregistrée par Manfred Mann et reprise par de nombreux artistes dont Gotthard en 1986, des protégés de Chris von Rohr…

Ce live propose une belle porte de sortie pour Krokus, bien qu’un double album aurait été le bienvenu.

On aurait pu également se passer du solo de batterie d’un autre temps, même s’il permet de faire participer les fans. Une belle fête de départ en retraite.

@ Denis Labbé



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