[Chronique] – W.E.T – Retransmission by Denis Labbé.

5
(5)

W.E.T – Retransmission

01. Big Boys Don’t Cry
02. The Moment Of Truth
03. The Call Of The Wild
04. Got To Be About Love
05. Beautiful Game
06. How Far To Babylon
07. Coming Home
08. What Are You Waiting For
09. You Better Believe It
10. How Do I Know
11. One Final Kiss

Date de sortie : Déjà Disponible
Label : Frontiers

Avec ce quatrième album studio, W.E.T s’inscrit indubitablement comme l’une des consécrations de cette année 2021, tout en proposant Retransmission à l’élection du meilleur album de l’année.

Et pourtant, la compétition risque d’être dure, ne serait-ce qu’au sein du label. Il faut avouer que ce groupe, formé de véritables stars du hard FM et du rock, nous délivre un album sans tache, pétri de talents, de mélodies et de chansons incontournables.

Pour ceux qui ne connaissent pas cet excellent rassemblement de musiciens, W.E.T. sont les initiales de Work Of Art dans lequel joue Robert Sall (claviers), Eclipse dont sont issus Erik Mårtensson (guitare), Magnus Hendriksson (guitare) et Robban Bäck (batterie) et Talisman pour Jeff Scott Soto (chant) auxquels s’ajoute Andreas Passmark (basse).

Rien que les CV de ces musiciens devraient vous faire acheter leur albums.

De plus, W.E.T ne fait aucune faute de goût, en explorant des territoires aussi variés que le rock groovy teinté de funk :

  • le dansant « The Call Of The Wild »,
  • le hard rock : tel que le furieux « Big Boys Don’t Cry » qui ouvre les hostilités,
  • l’AOR : avec le suave « Got To Be About Love » que l’on aurait voulu entendre chez Bon Jovi si le groupe savait encore écrire des chansons,
  • ou des morceaux indie rock comme l’inclassable et génial « How Far To Babylon » qui donne envie de taper du pied et de claquer des doigts.

W.E.T ose tout, réussit tout, pour le plus grand plaisir des fans des différents musiciens qui peuvent ainsi explorer des univers riches en couleurs. Chaque titre est une pépite qui se laisse découvrir grâce à ses mille facettes.

« One Final Kiss » s’habille de claviers propres à l’AOR, pour mieux nous surprendre avec des chœurs énormes et déboucher sur un solo de guitares cinglant, alors que « The Moment Of Truth » n’a pas à rougir de la comparaison avec le Journey de la meilleure époque.

Il faut dire que Jeff Scott Soto possède toujours une voix aussi magique et qu’Erik Mårtensson nous claque des riffs efficaces : le superbe « Beautiful Game » en apporte une indéniable preuve.

Chaque  composition est un savant mélange entre efficacité et mélodies, tandis que les refrains nous donnent envie de chanter en chœur avec le groupe, comme c’est notamment le cas sur l’imparable « You Better Believe It ».

En onze titres, il est impossible de trouver une seule faute de goût, ni aucun morceau plus faible que les autres.

C’est simplement du grand art. Même lorsque le groupe semble marquer le pas, c’est pour mieux nous surprendre par une perle de douceur et de subtilité : le magnifique « How Do I Know » dont les chœurs sont capables de réchauffer les cœurs les plus froids et la guitare de toucher l’esprit le plus fermé.

J’ai eu beau écouter et réécouter chacun de ces morceaux, je n’ai pas pu discerner la moindre erreur, pas pu trouver la plus petite note à changer, pas osé critiquer le moindre arrangement.

Retransmission est un chef-d’œuvre de (hard)rock mélodique, à la production impeccable, aux compositions exceptionnelles et à la construction parfaite. Assurément le meilleur album de ce premier trimestre.

@ Denis Labbé




How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 5 / 5. Vote count: 5

No votes so far! Be the first to rate this post.

Related Posts

Get The Vinylestimes APP !