👉 [Chronique] – The Cult – Electric (1987) by Denis Labbé.


1. Wild Flower
2. Peace Dog
3.  Lil’ Devil
4. Aphrodisiac Jacket
5. Electric Ocean
6. Bad Fun
7. King Contrary Man
8. Love Removal Machine
9. Born to Be Wild
10. Outlaw
11. Memphis Hip Shake

Label: Beggard Banquet

Deux ans après le succès de Love, The Cult change étonnamment son fusil d’épaule, confie la production de son nouvel album à Rick Rubin et voit sa musique s’épaissir, quittant les rives du gothic rock pour aborder celle du hard rock.

A l’aide de riffs épais, chargés de groove, de refrains directs et d’un enthousiasme communicatif, The Cult surprend tout le monde ; à commencer par ses fans de la première heure qui sont déboussolés.

Il faut dire qu’avec des brûlots tels que « Lil Devil » aux ambiances américaines, le très australien « Electric Ocean » coincé quelque part entre AC/DC et The Angels ou le hard rock « King Contrary Man », on est loin du côté velouté de « She Sells Sanctuary ».

Les guitares sont acérées, la voix semble avoir été passée au papier de verre et la section rythmique assure un mur solide, comme le montre « Born To Be Wild » la reprise de Steppenwolf qui est une véritable profession de foi. The Cult a décidé de faire tonner l’acier, ce qui n’est pas étonnant avec un tel titre d’album.

Chaque morceau semble avoir été conçu pour la scène, à commencer par l’entraînant « Wild Flower » et son riff lancinant que l’on croirait avoir été composé par Malcolm Young. Billy Duffy se révèle être un guitariste efficace, au feeling surprenant, dont les sonorités de guitares se marient parfaitement avec le chant de Ian Astbury : le magnifique « Peace Dog » peut en attester.

Même lorsque le rythme ralentit, The Cult parvient à maintenir une tension palpable. Si « Aphrodisiac Jacket » joue avec nos nerfs grâce à un refrain déchirant, « Memphis Hip Shake » s’appuie sur un riff torturé nourri au blues.

Quelques traces des deux précédents albums survivent dans le superbe « Love Removal Machine » au refrain entraînant, mais aux couplets mélancoliques, tandis que « Bad Fun » flirte avec le punk rock et le boogie pour le plus grand bonheur des fans de Peer Günt.

Electric est une pierre angulaire du (hard) rock des années 1980 et annonce le succès populaire de l’album suivant : Sonic Temple.

@Denis Labbé




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