👉 [Chronique] – Dead Daisies – Holy Ground (2021) by Denis Labbé.


1. Holy Ground (Shake The Memory)
2. Like No Other (Bassline)
3. Come Alive
4. Bustle And Flow
5. My Fate
6. Chosen And Justified
7. Saving Grace
8. Unspoken
9. 30 Days In The Hole
10. Righteous Days
11. Far Away

Label: Spinefarm / Records

Pour ceux qui ne connaitraient pas ce groupe, Dead Daisies est un collectif créé par le guitariste David Lowry en 2012, sur lequel il invite des musiciens qu’il admire et qui acceptent de se couler dans le moule qu’il a fabriqué.

Après les départs du chanteur John Corabi et du bassiste Marco Mendoza en 2019, l’arrivée de Glenn Hughes pour les remplacer en a surpris plus d’un. L’ancien membre de Trapeze, Deep Purple, Hughes & Thrall ou encore Black Country Communion n’avait pas besoin de cela pour se construire une notoriété.

Autant dire qu’il a accepté de s’intégrer à l’équipe par conviction et envie de s’amuser, et cela se ressent dès les premières notes du fougueux « Holy Ground (Shake The Memory) » sur lequel le groove et la verve de Glenn font des merveilles et renvoient à Black Country Communion.

Il n’est pas le seul à éclabousser l’album de son talent. Le guitariste Doug Aldrich (ex Whitesnake, House Of Lords, Dio, Lion, Bad Moon Rising…) retrouve une réelle jeunesse en nous assénant des riffs énormes sur le monstrueux « Come Alive » qui pulse et groove dans tous les sens, soutenu par la batterie de Dean Castronovo (ex Journey, Ozzy Osbourne, Bad English…), malheureusement parti depuis vers de nouveaux horizons.

L’ensemble est épais, ancré dans un hard rock teinté de blues : le bouillant « Like No Other (Bassline) », qui écrase tout sur son passage, en délivrant des chansons abreuvées au metal : le pesant « My Fate », sans jamais oublier les mélodies : l’entêtant « Unspoken ».

Etrangement, l’arrivée d’un vétéran comme Glenn Hughes a revigoré Dead Daisies qui était peut-être englué dans une formule qui lui convenait, mais qui ne voyait pas le groupe prendre des risques.

Le quatuor ose d’ailleurs s’attaquer au « 30 Days In The Hole » des Humble Pie, en lui offrant un sacré lifting pour la plus grande joie des fans. Même lorsque le groupe se fend d’une fausse ballade : « Far Away », celle-ci n’est pas sirupeuse et se montre plutôt méchante, notamment grâce aux prouesses vocales de Glenn et aux guitares qui alourdissent soudain l’ambiance jusqu’à l’arrivée de claviers discrets, mais efficaces.

Rien n’est à jeter sur cet album qui est, de loin, le meilleur du groupe. Chaque composition est un bijou de hard rock.

La groovy « Bustle And Flow » aux accents australiens donne envie de secouer la tête, l’entêtante « Saving Grace » au refrain typique de Glenn Hughes nous fait chanter à tue-tête et la puissante et mélodique « Righteous Days » nous ramène aux meilleures heures de Bad Moon Rising.

L’alchimie Hughes / Aldrich est phénoménale, comme nous le montre « Chosen And Justified », un hymne qui possède la subtilité de Deep Purple et la puissance d’un titre de Dio.

Holy Ground est une des étonnantes surprises de ce premier trimestre, puisqu’il propulse un outsider en champion’s league par la simple arrivée d’une star.

@Denis Labbé




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