👉 [Chronique] – Whitesnake – Whitesnake (1987) by Denis Labbé.



Version européenne
1. Still of the Night
2. Bad Boys
3. Give Me All Your Love
4. Looking for Love
5. Crying in the Rain
6. Is This Love
7. Straight for the Heart
8. Don’t Turn Away
9. Children of the Night
10. Here I Go Again
11. You’re Gonna Break My Heart Again
 
Versions américaine et japonaise
1. Crying in the Rain ’87
2. Bad Boys
3. Still of the Night
4. Here I Go Again ’87
5. Give Me All Your Love
6. Is This Love
7. Children of the Night
8. Straight for the Heart
9. Don’t Turn Away

Label: Geffen/EMI

Trois ans après Slide It In, le dernier album de ce que l’on va appeler la période anglaise du groupe, Whitesnake s’attaque résolument au marché américain.

Pour cela, la production est confiée au duo Mike Stone / Keith Olsen afin d’offrir un son plus percutant et moins bluesy que sur les albums précédents.

Les guitares sont confiées à John Sykes (ex-Tygers of Pan Tang, ex-Thin Lizzy). Le jeune guitariste remplace la paire Mel Galley / Micky Moody afin de donner un son plus dans l’air du temps. Il en va de même pour la section rythmique qui est composée du vétéran Aynsley Dunbar, au jeu très classique, et de l’unique rescapé de la précédente formation : Neil Murray (qui quittera le navire en cours d’enregistrement d’ailleurs).

Si l’album apparaît comme cohérent, grâce à une énorme production et à des arrangements somptueux, son écriture n’est pas aussi évidente. Dans un premier temps, Coverdale reprend deux chansons de Saints & Sinners afin de leur donner une nouvelle dimension.

Il s’agit de l’hymne « Here I Go Again » que le groupe a débarrassé de ses éléments issus du blues, pour lui donner un aspect plus hard FM et de l’énorme « Crying in the Rain », dont le rythme est légèrement accéléré et le son beaucoup plus épais. Le premier titre sortira comme deuxième single et cartonnera dans de nombreux pays pour atteindre la première place du Bilboard.

Autre succès, « Still of the Night » sonne comme un morceau de Deep Purple sous vitamines. Et pour cause, les premiers jets proviennent de sessions de Coverdale et Blackmore, même si tout a été réécrit par Coverdale et Sykes.

A la fois direct et entrainant, il symbolise le Whitesnake américain et lance l’album dans les charts en sortant en single. Autre carton, la ballade « Is This Love » façonnée pour enjôler les auditeurs américains, avec son refrain velouté et ses guitares aguichantes.

Plus entraînant, le hard rock teinté de boogie « Give Me All Your Love » rappelle Ready an’ Willing et Come an’ Get It, mais avec des claviers moins chauds et des refrains FM.

Le reste de l’album propose des compositions mélodiques, épaulées par de gros riffs, comme le calibré « Children of the Night », le rock « Bad Boys » au refrain entêtant ou le rapide « Straight for the Heart » dont la puissance est compensée par un refrain sucré et des claviers qui évoquent Bon Jovi.

Quant à « Don’t Turn Away », c’est un titre typiquement FM, aussi bien dans sa construction avec ses temps forts et ses temps faibles, que dans son habillage qui sonne un peu daté à présent. Peut-être le titre le moins bon de cet album.

La version européenne contient deux titres supplémentaires, en l’occurrence le plus bluesy « Looking For Love » qui se rattache aux précédents albums, avec sa guitare langoureuse et le hard rock « You’re Gonna Break My Heart Again » qui semble faire un clin d’œil à « Don’t Break My Heart Again » de l’album Come an’ Get It.

Ces deux morceaux valent le détour et relient les deux périodes du groupe.

Plusieurs versions ont vu le jour depuis, comme la 20th Anniversary Edition qui reprend quelques morceaux live issus du Live: In the Shadow of the Blues, ou la 30th Anniversary Super Deluxe Edition en 4CD, qui nous donne accès un live de 1987/88, aux démos des morceaux avec Coverdale qui se tape sur les cuisses sur la toute première version de « Still Of The Night » par exemple ou la guitare sèche sur « Looking for Love », ainsi que des versions remixées et un DVD en bonus, ainsi qu’un énorme livret.

C’est copieux et toujours trouvable pour un prix finalement abordable pour un monument du (hard) rock.

@Denis Labbé




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