👉 [Chronique] – The End Machine – Phase 2 (2021) by Denis Labbé.

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1. The Rising
2. Blood And Money
3. We Walk Alone
4. Dark Divide
5. Crack The Sky
6. Prison Or Paradise
7. Plastic Heroes
8. Scars
9. Shine Your Light
10. Devil’s Playground
11. Born Of Fire
12. Destiny

Label: Frontiers Records

Après un premier album de bonne facture sorti en 2019, The End Machine revient avec ce Phase 2 qui s’inscrit dans sa continuité. Installée quelque part entre Dokken et Lynch Mob, la musique du groupe nous entraîne dans un hard rock épais, mélodique et puissant, porté par la guitare de George Lynch et la voix de Robert Mason (Warrant).

Les superbes « Prison Or Paradise » et « Dark Divide » sont particulièrement bien représentatifs de cet équilibre que le quatuor est parvenu à trouver, nous ramenant aux meilleurs heures du hard rock américain, avec leur refrain entêtant, des soli fluides et magiques, ainsi que des couplets qui donnent envie de taper du pied.

Comme toujours avec Lynch, les riffs sont incisifs, ce qui permet de propulser chaque chanson vers les sommets. Après l’introduction « The Rising », le groovy « Blood And Money » ouvre le bal de la meilleure des manières, avec son riff tourbillonnant et son refrain à chanter en chœur.

George Lynch est toujours aussi impressionnant et la section rythmique composée de Jeff Pilson et Steve Brown (qui a remplacé son frère Mick parti en retraite) offre une assise impeccable. On se laisse rapidement entrainer dans cette musique enthousiaste qui donne un coup de fouet.

Moins rapides, mais tout aussi jouissifs, « Shine Your Light » s’appuie sur une mélodie entraînante qui nous rappelle Dokken, tandis que le riff du mid-tempo « Crack The Sky » nous envoûte avant que le refrain ne nous cueille pour ne plus nous lâcher.

Robert Mason nous montre toute l’étendue de son talent et parvient à s’adapter à chaque ambiance, passant d’une voix agressive sur le déchirant « We Walk Alone » à des effets plus nuancés sur le beau « Destiny », sans jamais perdre de son efficacité, pour mieux nous surprendre avec un « Born Of Fire » plein de finesses.

Chaque morceau développe ses propres ambiances. « Devil’s Playground » puise dans le blues-rock pour accoucher d’une vraie réussite qui trouve son acmé lors du refrain, pendant que le plus lent « Scars » s’ancre dans un blues émouvant transpercé par les guitares de Lynch et les prouesses de Mason.

The End Machine a d’ailleurs mis l’accent sur les mélodies vocales, tout en habillant chaque titre d’arrangements subtils. Le magnifique « Plastic Heroes » mêle ainsi le hard rock des années 1990, à des touches de rock 1970 et des riffs carrés.

Phase 2 est une véritable réussite qui parvient à trouver un subtil dosage entre riffs efficaces, technique imparable et mélodies.

@Denis Labbé




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