👉 [Chronique] – Iron Maiden – Iron Maiden (1980) by Denis Labbé.

5
(7)

1. Prowler
2. Remember Tomorrow
3. Running Free
4. Phantom of the Opera
5. Transylvania
6. Strange World
7. Charlotte the Harlot
8. Iron Maiden

Label: EMI

Après l’EP The Soundhouse Tapes paru en 1979, contenant « Iron Maiden », « Invasion » et « Prowler », Iron Maiden change de batteur, engage un deuxième guitariste avant d’être signé par EMI. Il entre en studio sous la houlette de Wil Malone qui avait notamment travaillé sur des arrangements du Never Say Die de Black Sabbath.

Le son qu’il donne aux huit compositions est sec, direct, quasiment punk. Il suffit pour s’en convaincre de passer l’excellent « Running Free » dont la batterie est sourde et les guitares mixées un peu en arrière. Malgré tout, ce premier album permet de capter la fureur d’un groupe qui joue du heavy metal avec un chanteur au timbre éraillé qui éructe comme un punk.

Débutant par « Prowler », une cavalcade heavy, portée par des riffs acérés et une basse vrombissante, ce premier album frappe par sa rage et ses deux guitares inspirées par Wishbone Ash.

Ce mélange entre un metal racé et une envie destructrice saisit l’auditeur à la gorge et trouve rapidement ses fans. C’est évident sur l’hymne « Iron Maiden », une bombe toujours jouée en concert, sur laquelle les duels de guitares apparaissent comme la marque de fabrique de ce jeune groupe. Le refrain est simple, mais efficace.

A côté de ces titres directs, Iron Maiden explore des voies plus subtiles, comme le superbe « Phantom of the Opera » qui mêle envolées lyriques, cavalcades épiques et touches progressives.

Composé par Steve Harris, comme la plupart des morceaux, il apporte une ambiance plus subtile à cet album. Ce que l’on retrouve sur l’instrumental « Transylvania » qui ouvre la face B de manière envoûtante.

Plus dispensable, « Strange World » est fortement ancré dans les années 1970 et voit Paul Di’Anno s’essayer à une voix plus enjôleuse. C’est également le cas sur « Remember Tomorrow », plus méchant, dont le rythme s’accélère à partir de son milieu afin de permettre aux guitaristes de s’offrir un beau duel.

Dernier titre de la version européenne, « Charlotte the Harlot » est signé par Dave Murray et devient un titre immédiatement adopté par les fans grâce à son rythme sautillant et à son histoire de sorcière.

La version américaine contient « Sanctuary », un heavy endiablé et sautillant, qui lorgne un peu sur le punk avec son riff répétitif, tandis que ses soli s’inscrivent dans un hard rock des années 1970.

Le single « Running Free » sort avec l’inédit « Burning Ambition » en face B et vient titiller les charts de l’époque. Suivent « Sancturary » avec « Drifter » et « I’ve Got the Fire » enregistrés en concert et jamais parus en version studio. Avant la parution du deuxième album sort « Women in Uniform », un autre inédit, avec en face B : « Invasion » et un live de « Phantom of the Opera ».

Première carte de visite d’un groupe qui va devenir une référence du genre, Iron Maiden séduit par son originalité et ses convictions. On y perçoit les prémices de la légende qu’est aujourd’hui Iron Maiden.

@Denis Labbé



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