👉 [Chronique] – Judas Priest – British Steel (1980) by Denis Labbé.


1. Breaking the Law
2. Rapid Fire
3. Metal Gods
4. Grinder
5. United
6. Living After Midnight
7. You Don’t Have to Be Old to Be Wise
8. The Rage
9. Steeler

Label: CBS

Lorsque British Steel sort en pleine New Wave 0f British Steel, c’est déjà le sixième album de Judas Priest qui, à l’instar de Motörhead, fait office de « grand frère » pour les jeunes loups de la scène anglaise. Alors qu’il débarque un an après l’extraordinaire live Unleashed in the East, le groupe a besoin de se renouveler pour ne pas être débordé par le sang neuf.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il ne se rate pas. Considéré, à présent, comme un classique du groupe et du genre, il frappe fort dès sa pochette, simple, mais efficace, représentant une main tenant une lame de rasoir géante. Ce visuel annonce un contenu aussi tranchant.

 Débutant par des titres imparables, heavy, carrés, aux riffs qui donnent envie de secouer la tête, cet album touche immédiatement les « greasers », ainsi que les journaux britanniques appellent les amateurs de metal à l’époque.

Il faut dire que le look cuir et clous qui renvoie autant aux bikers qu’aux homosexuels frappe l’imagination. « Breaking the Law » est le titre rebelle par excellence, aussi bien par son refrain direct que par son clip filmé dans la rue et dans une banque. Sorti en deuxième single, il permet au groupe d’entrer dans les charts américains, juste après le mid tempo « Living After Midnight » destiné à soulever les salles de concert.

Après une introduction à la batterie qui reste dans la tête, le riff soutient la voix de Rob Alford qui claque. Le refrain épaissi par des chœurs accrocheurs est imparable. A noter l’étonnant riff emprunté au boogie juste avant le solo de guitare.

Judas Priest fait avancer le heavy metal, proposant des titres puissants, tels que l’énorme « Rapid Fire », dont le riff tourbillonnant a été maintes fois copié ou l’épique « Steeler » qui porte bien son nom. Ces deux morceaux, appréciés des vrais fans, proposent des structures plus fines qu’il n’y paraît et auraient mérité plus de présence sur scène. Le riff de fin de « Steeler » est d’ailleurs taillé pour les concerts.

Entre ces morceaux rapides, Judas Priest intègre des mid tempi subtils, tels que « Grinder » qui change plusieurs fois de rythmes ou le nuancé « You Don’t Have to Be Old to Be Wise » qui rattache le groupe à ses précédents albums studio. Mélodiques, tout en conservant une réelle puissance, ces deux compositions font le pont entre deux décennies. C’est également le cas de « The Rage », plus lent, qui tient surtout grâce à la performance vocale de Rob Halford.

Reste les deux chansons plus fédératrices, dont les mélodies vocales et les rythmes cueillent l’auditeur pour ne pas le lâcher. Accroché aux cordes vocales de Rob « Metal Gods » est porté par un riff groovy et un refrain simple et original appuyé par quatre notes de guitare.

Plus lent, et presque anachronique au milieu des titres heavy, « United » emprunte au hard rock son refrain fédérateur soutenu par la batterie de Dave Holland, tandis que son riff de départ est purement metal. Sorti en troisième single, il est repris en chœur lors des concerts du groupe.

L’album devient platine aux Etats-Unis et permet au groupe d’exploser dans le monde entier.

Une version 30th Annniversary est parue avec deux DVD, l’un proposant un concert et l’autre le making of de l’album. C’est bien peu pour un tel classique.

@Denis Labbé



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