👉 [Chronique] – W.A.S.P. – The Headless Children (1989) by Denis Labbé.

5
(7)


1. The Heretic (The Lost Child)
2. The Real Me
3. The Headless Children
4. Thunderhead
5. Mean Man
6. The Neutron Bomber
7. Mephisto Waltz
8. Forever Free
9. Maneater
10. Rebel in the F.D.G.

Label: Capitol

Quatrième album de W.A.S.P., The Headless Children est également celui qui a été le mieux reçu par la critique et par le grand public.

Quittant ses habituelles chansons provocatrices qui, la plupart du temps, tournaient autour de thèmes sexuels, Blackie Lawless décide de développer une critique sociale et d’affiner son metal.

Les compositions sont plus longues, plus fouillées, mieux arrangées, comme le prouve l’excellent « The Heretic (The Lost Child) » qui pose ses motifs sur plus de 7 minutes en flirtant avec le metal progressif.

Le duo Lawless / Chris Holmes est à son apogée, sur cette chanson, comme sur la superbe « The Headless Children », pesante et angoissante, qui voit le groupe emprunter autant à Black Sabbath qu’aux Who pour mettre en place un titre au rythme médium et au refrain qui claque.

Le metal du quatuor se montre plus subtil qu’auparavant, certainement grâce à la présence de titres plus calmes, comme l’instrumental « Mephisto Waltz » joué à la guitare sèche et à la ballade « Forever Free » qui évoque un morceau de southern rock.

Jamais encore le groupe ne s’était montré aussi mélancolique et cela lui convient parfaitement, ainsi que le montre l’entrée de ce single dans les charts.

Il demeure néanmoins quelques titres directs, tel le rapide « Maneater », au riff entraînant et tranchant comme une lame de rasoir. La section rythmique composée de Frankie Banali et Johnny Rod y assure une assise solide.

Un peu plus nuancé, le puissant « Thunderhead » s’installe comme un hymne efficace, coloré par un orgue discret et porté par des « Aye Aye Aye » destinés à lever le poing.

Blackie Lawless a des choses à dénoncer, comme la guerre nucléaire, ce qu’il fait en y mettant toute sa rage et sa verve sur l’écrasant « The Neutron Bomber » dont les arrangements et le solo de guitares, certainement l’un des meilleurs de Chris Holmes, affichent des touches seventies.

Le carré et chantant « Mean Man » au riff semblant issu de la New Wave Of British Heavy Metal emporte tout sur son passage, pour nous montrer que W.A.S.P. est un vrai groupe de rock et qu’il est aussi capable de composer des morceaux qui donnent envie de secouer la tête en cadence. Une vraie réussite.

L’album se clôt sur le heavy rock « Rebel in the F.D.G. » qui s’en prend à une génération que le chanteur ne trouve pas digne d’intérêt. Les paroles hurlent qu’il est nécessaire de se révolter.

Superbe titre que le groupe porte en guise d’étendard sur lequel Chris Holmes abat un travail formidable. On comprend mieux alors la présence de « The Real Me », la reprise d’un titre des Who issu de leur concept album Quadrophonia. Blackie désire qu’il serve de trait d’union entre sa musique et celle de ce groupe représentatif de la génération précédente.

La réédition de 1998 voit cet album augmenté de « Locomotive Breath », une reprise de Jethro Tull arrangée à la sauce W.A.S.P. et de trois inédits : le mid tempo « For Whom the Bell Tolls » au refrain entêtant, le lent et angoissant « Lake of Fools » et le carré « War Cry », sur lequel Frankie Banali abat un travail énorme.

Des versions live de « L.O.V.E. Machine » et « Blind In Texas », enregistrées à l’Hammersmith Odeon, complètent le tableau. Si elles sont énormes, avec un rythme accéléré, on se demande ce qu’elles font ici. Mais ne boudons pas notre plaisir.

@Denis Labbé



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