👉 [Chronique] – Motörhead – Iron Fist (1982) by Denis Labbé.


1. Iron Fist
2. Heart of Stone
3. I’m the Doctor
4. Go To Hell
5. Loser
6. Sex & Outrage
7. America
8. Shut It Down
9. Speedfreak
10. (Don’t Let ’em) Grind You Down
11. (Don’t Need) Religion
12. Bang To Rights

Label: Bronze Records

Sorti un an après le live No Sleep ’til Hammersmith et deux ans après le chef-d’œuvre Ace Of Spades, Iron Fist marque la fin d’une époque puisque c’est le dernier enregistré avec le guitariste Fast Eddie Clarke qui co-produit l’album avec Will Reid-Dick aux Ramport Studios et aux Morgan Studios de Londres.

Le son est sec et un peu sourd sur la version d’origine, moins sur la réédition en CD, et les morceaux sont directs, sans trop d’arrangements. L’énergie punk est toujours présente notamment sur « Go To Hell » ou le violent « Sex & Outrage », mais il manque sans doute un supplément d’âme à cet album pour atteindre la qualité des trois précédents albums studio.

Malgré ça, Iron Fist contient de très bons titres, comme le syncopé « I’m the Doctor » construit autour d’une basse vrombissante, l’étrange « America » qui allie mélodies vocales et construction alambiquée ou le speed « Iron Fist » qui s’inscrit immédiatement comme un classique, grâce à son jusqu’au-boutisme et à son refrain imparable. Sorti en single quelques jours avant l’album, il se hisse dans les charts anglais.

Il tire d’ailleurs l’album derrière lui et le conduit même dans les classements américains. Une première pour le groupe.

S’il est traversé d’une violence punk déjà évoquée : le riff du mid-tempo « Loser », cet album recycle des recettes déjà utilisées auparavant : l’écrasant « (Don’t Need) Religion » s’attaque aux croyances pendant que le rapide « Heart of Stone » renverse tout sur son passage.

La variété est néanmoins de mise, pour le plus grand plaisir des fans. « (Don’t Let ’em) Grind You Down » est une petite bombe qui rappelle la méchanceté de « Capricorn », alors que « Speedfreak » lorgne du côté d’« Overkill ».

On a l’impression que le groupe a travaillé dans l’urgence et les tensions, ce qui se ressent sur le furieux « Shut It Down » ou le groovy « (Don’t Let ’em) Grind You Down ». D’ailleurs, les morceaux sont courts, puisque la moitié de dépasse pas les trois minutes et aucun les quatre.  

Parfois oublié, cet album est à réhabiliter, non seulement parce qu’il clôt une belle aventure et qu’il ouvre vers une autre.

La réédition de 1996 propose l’inédit « Remember Me, I’m Gone », non retenu pour l’album, mais présent en face B du 45 tours « Iron Fist », ainsi que quatre versions alternatives de titres de cette période.

@Denis Labbé



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