👉 [Chronique] – Baron Rojo – Larga vida al rock’n’roll (1981) by Denis Labbé.


1. Con botas sucias
2. Anda suelto Satanás
3. El pobre
4. Los desertores del rock
5. Efluvios
6. Larga vida al rock and roll
7. El presidente
8. Chica de la ciudad
9. Barón Rojo

José-Luis « Sherpa » Campuzano: Chant et basse
Armando De Castro: guitare
Carlos De Castro: guitare & chant
Hermès Calabria: batterie
 
Label : CHAPA
 

Baron Rojo se forme en 1980 sous l’impulsion d’Armando et Carlos de Castro qui viennent de quitter le groupe Coz.

Désireux de sortir un vrai album de rock, ils engagent le bassiste chanteur Jose-Luis Campuzano et le batteur Hermes Calabria, avant d’investir les Estudio Escorpio de Madrid en novembre.

Ce premier album qui sort le 27 avril 1981 transpire l’urgence et l’enthousiasme, des qualités qui font un peu oublier la production assez mal maîtrisée et la pochette d’une effroyable laideur.

Les deux faces du vinyle renferment quelques pépites destinées à cueillir les amateurs de hard rock pour ne plus les lâcher.

L’album débute d’ailleurs par le groovy : « Con botas sucias » au riff typiquement hard rock que traversent des guitares acérées et un chant vindicatif dû à José Luis Campuzano et épaulé par les frères de Castro. Ce morceau sort en 45 tours avec le plus dispensable « Chica de la ciudad » en face B.

La musique du groupe puise à différentes sources. Ainsi « El pobre » est un boogie rock endiablé, sorte de croisement entre le southern rock et Ted Nugent, tandis que le rapide « Larga vida al rock and roll », qui ouvre la face B lorgne sur le heavy metal, en emportant tout sur son passage.

Plus typé années 1970, l’instrumental « Efluvios » propose un court titre plein de nuances, qui alterne riffs rapides et passages presque planants.

Cette alternance est ce qui domine cet album, puisqu’à côté des morceaux rapides, le quatuor nous propose des tempi médiums de qualité, à commencer par l’hymne « Baron Rojo », au refrain entêtant et au rythme entraînant dominé par une basse sautillante.

Assez chantant, ce morceau tranche avec le rock « El presidente » qui évoque The Who, mais surtout avec le vindicatif « Los desertores del rock » qui explore les mêmes sentiers que les Anglais de Vardis.

Si la production n’est vraiment pas au top et que le groupe se cherche encore en partant un peu dans tous les sens, il n’hésite pas à dynamiter le titre « Anda suelto Satanás » du chanteur Luis Eduardo Aute, en transformant ce blues en hard rock méchant et rebelle.

Première carte de visite du plus grand groupe de hard rock espagnol, Larga vida al rock’n’roll n’est pas exempt de reproches, mais montre déjà de belles qualités de composition.

@Denis Labbé



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