👉 [Chronique] – Manilla Road – Open The Gates (1985) by Denis Labbé.

5
(13)


– Mark Shelton (chant, guitare)
– Randy Foxe (batterie)
– Scott Park (basse)


1. Metalstorm
2. Open The Gates
3. Astronomica
4. Weavers Of The Web
5. The Ninth Wave
6. Heavy Metal To The World
7. The Fires Of Mars
8. Road Of Kings
9. Hour Of The Dragon
10. Witches’ Brew
 
Black Dragon Records/Roadster
 

Quatrième album des Américains, Open The Gates sort en France sur le label Black Dragon Records, sous la forme d’un double vinyle magnifiquement illustré par Eric Larnoy.

L’objet est superbe et ce, jusqu’aux pochettes intérieures qui reflètent parfaitement le metal épique du trio. Mêlant envolées lyriques et paroles inspirées par la fantasy, la musique du groupe frappe d’entrée par sa puissance et sa compacité.

La voix caractéristique de Mark Shelton transperce tout, apportant à l’ensemble un côté ésotérique et narratif qui sied bien aux compositions.

L’album débute par la déferlante « Metalstorm », un speed épais, propulsé par des riffs énormes que supporte un batteur en état de grâce. Le morceau déboule avec l’énergie d’une charge de cavalerie sur plus de 5 minutes, emportant tout sur son passage.

Plus rapide encore, le monstrueux « Heavy Metal to the World » flirte avec le thrash, à qui il emprunte sa rage, tout en conservant le côté carré du heavy metal, tandis que « Road of Kings » développe ses mélodies épiques avec un évident sens du groove.

Ces trois titres possèdent toutes les qualités que les fans demandent à des compositions rapides.

Pourtant, Manilla Road repousse les limites du genre, en assénant l’entêtant « Hour of the Dragon » au riff répétitif et écrasant, tout en menant ses fans au combat avec l’épique « Open The Gates » ou le groovy « Weavers of the Web » au refrain entêtant. Idéal pour secouer la tête, ce morceau est représentatif du style du power trio qui nous propose de longues plages instrumentales durant lesquelles la guitare de Mark Shelton tisse des soli hallucinés.

Lorsque le groupe ralentit l’allure, il flirte avec le metal progressif, pour développer des ambiances angoissantes sur l’excellent « Witches’ Brew », n’hésitant pas à changer de nombreuses fois de rythmes pour mieux ensorceler l’auditeur comme sur l’épique « The Ninth Wave », sans oublier de développer des atmosphères complexes comme sur l’excellent « The Fires of Mars » ou sur le magnifique « Astronomica » au refrain enjôleur.

Même si l’album reçoit de jolies critiques, le groupe reste résolument underground pour finalement devenir culte.

Avec le recul, Open The Gates apparaît comme l’un des meilleurs albums de ce style de power metal. Il a inspiré un grand nombre de groupes américains et mérite d’être (re)découvert.

@Denis Labbé



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