👉 [Chronique] – Slaughter – Fear No Evil (1995) by Denis Labbé.

1. Live Like There’s No Tomorrow
2. Get Used To It
3. Searchin’
4. It’ll Be Alright
5. Let The Good Times Roll
6. Breakdown N’ Cry
7. Hard Times
8. Divine Order – Instrumental
9. Yesterday’s Gone
10. Prelude – Instrumental
11. Outta My Head
12. Unknown Destination

 
Label: CMC International
 

Après le succès de Stick It To Ya (1990) et The Wild Life (1992) respectivement certifiés double platine et or aux Etats-Unis, Slaughter tente de poursuivre avec le succès.

Malheureusement, en pleine période grunge, la réception de ce troisième album, qui reprend pourtant en partie les ingrédients des deux premiers, n’est pas la même.

Il faut dire que le groupe est également passé de la major Chrysalis au label indépendant CMC International, distribué par BMG, qui ne possède pas les mêmes moyens, mais qui a récupéré de nombreux groupes de hard rock.

Oublié ou descendu à sa sortie par la critique rock qui ne jure plus que par les chemises à carreaux et la génération X, Fear No Evil est pourtant un album de qualité qui possède de jolies chansons, gorgées de feeling : la superbe « Searchin » au riff southern rock et aux sonorités proches de Led Zeppelin ou la mélodique « Outta My Head » qui évoque parfois Def Leppard.

Le groupe renouvelle ses influences, en glissant quelques éléments pop des années 1960 dans « It’ll Be Alright » qui évoque The Beatles ou le blues des années 1970 avec la poignante ballade « Breakdown N’ Cry ».

Plus délicate encore est « Yesterday’s Gone » avec ses guitares acoustiques et ses mélodies vocales qui rappellent Bon Jovi.

A côté de ces légers infléchissements, Slaughter mêle toujours des touches de glam à son hard rock, l’enjoué « Let The Good Times Roll » au riff entêtant, ou l’excellent « Live Like There’s No Tomorrow » qui démarre cet album de la plus belle des manières avec son rythme sautillant et son refrain à la Mötley Crüe.

La voix éraillé de Mark Slaughter y est mise en avant, comme sur le hard rock mélodique « Outta My Head », envoûtant, mais totalement en décalage avec son époque.

Ces touches glam insufflées aux morceaux de hard rock comme « Hard Times » et « Get Used To It » nous montrent que le groupe poursuit sur sa lancée sans s’occuper du raz de marée grunge.

C’est louable en soi, car ses compositions sont excellentes, plaçant Slaughter quelque part entre Mötley Crüe et Cheap Trick ce qui, un quart de siècle plus tard permet de toujours les apprécier alors que le grunge s’est auto-détruit.

L’album se termine de la plus belle des manières avec le rapide « Unknown Destination », maîtrisé de bout en bout et qui nous rappelle que Slaughter est un vrai groupe de rock dont il faut redécouvrir cet excellent album, gorgé de vraies chansons.

@Denis Labbé



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