👉 [Chronique] – Badlands – Badlands (1989) by Denis Labbé.



1. High Wire
2. Dreams in the Dark
3. Jade’s Song
4. Winter’s Call
5. Dancing on the Edge
6. Streets Cry Freedom
7. Hard Driver
8. Rumblin’ Train
9. Devil’s Stomp
10. Seasons
11. Ball & Chain

 
Label: Titanium/Atlantic
 

Après avoir été viré par Sharon Osbourne juste après la tournée Ultimate Sin, Jack E. Lee recrute Ray Gillen (chant) et Eric Singer (batterie) qui ont joué avec Black Sabbath et Greg Chaisson que le guitariste avait croisé lors d’une audition pour Ozzy Osbourne.

Badlands se forme autour de cette ossature solide et se penche sur l’écriture de ce qui va devenir ce premier album fortement influencé par Led Zeppelin et le heavy mélodique de l’époque. Les riffs de guitares sont épais, le chant de Ray Gillen d’une limpidité et d’une puissance magistrales et la section rythmique d’une solidité que ne renierait pas Black Sabbath.

Dès les premières notes de cet album, l’ombre de Led Zeppelin plane donc, notamment grâce à la voix de Ray Gillen sur le puissant « High Wire », les expérimentations du magique « Winter’s Call » porté par une guitare acoustique cristalline et par les envolées vocales de Ray avant qu’un énorme riff ne vienne supporter le tout.

Le blues s’invite également dans certains morceaux plus hard rock, comme sur la poignante introduction de « Streets Cry Freedom » qui ouvre sur des envolées de guitares jouissives ou l’épais « Rumblin’ Train » directement inspiré du chicago blues et qui nous montre que ces musiciens sont capables de tout jouer. Un pur moment de bonheur.

Les compositions alternent groove et puissance pour le plus grand bonheur des amateurs de metal.

L’énorme « Dancing on the Edge » est traversé par un solo de grande classe, tandis que son rythme entraînant nous porte tout du long. Jack E. Lee construit des riffs irrésistibles : le superbe « Hard Driver » qui donne envie de secouer la tête ou l’excellent « Devil’s Stomp » sur lequel l’alliance chant/guitare est à son acmé. Même « Ball & Chain », proposé en bonus sur les versions CD et cassette tire son épingle du jeu, grâce à sa maîtrise des changements de rythmes et ses riffs bourrés de groove.

Le groupe sait aussi prendre son temps, pour nous délivrer de petites pépites suaves, comme l’éclatante « Dreams in the Dark » ou le torturé « Seasons » qui propose un savant mélange entre Led Zeppelin et Black Sabbath, pour un rendu extraordinaire.

Badlands est assurément un grand album, proposé par un groupe énorme qui aurait dû tout écraser sur son passage.

Mais des dissensions internes n’ont pas permis de poursuivre l’aventure au-delà de deux albums.

@Denis Labbé



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