👉 [Chronique] – Lee Aaron – Some Girls Do (1991) by Denis Labbé.


1. Some Girls Do
2. Crazy in Love
3. Hands Off the Merchandise
4. Wild at Heart
5. Sex with Love
6. (You Make Me) Wanna Be Bad
7. Tuff Love
8. Motor City Boy
9. Love Crimes
10. Can’t Stand the Heat
11. Dangerous
12. Tell Me Something Good
13. Peace on Earth

 
Label: Attic
 

Après le succès de Bodyrock, Lee Aaron propose un album typiquement hard rock, basé sur des riffs carrés, teinté de blues rock, supportant des refrains efficaces aux chœurs grandioses.

Ce mélange de riffs hard rock et de refrains mélodiques ancre Some Girls Do dans son époque, sans pour autant vendre son âme au diable.

Les compositions sont donc gorgées de groove comme sur l’excellente « Hands Off the Merchandise » qui évoque Aerosmith, avec ses cuivres et son énergie boogie.

Cette parenté avec Aerosmith s’entend d’ailleurs dès « Some Girls Do » qui prend immédiatement l’auditeur par les hanches pour le faire taper du pied et danser. Sorti en deuxième single, il propose un clip irrésistible, savant mélange de glamour et d’humour.

Tout aussi jouissif, « Motor City Boy » est nourri au blues rock, avec ses riffs distordus, ses chœurs énormes et ce groove impérieux qui donne envie de secouer la tête en cadence.

La chanteuse et son guitariste John Albani sont au sommet de leur art, et sont même épaulé par Paul Sabu sur le superbe « Can’t Stand the Heat », au riff boogie rock qui évoque Poison.  

Même lorsque le rythme ralentit, les chansons nous prennent quand même aux tripes pour ne plus nous lâcher. « Dangerous », co-écrite par Jim Vallance, est une pépite de hard rock mélodique aux sonorités proches de Def Leppard, comme c’est aussi le cas pour certains arrangements de « Crazy in Love ».

Cet infléchissement déjà entrevu sur l’album précédent permet d’ailleurs au groupe de s’approprier « Tell Me Something Good » de Stevie Wonder en le transformant en morceau de hard rock.

Aucun titre n’est à jeter sur cet opus. Alors que « Wild at Heart » nous emmène vers un hard FM de grande qualité, « Love Crimes » s’appuie sur des chœurs calibrés pour soutenir un refrain soigné, tandis que « Sex With Love » évoque Kix et Poison, ancrant cet album dans la mouvance canadienne de hard mélodique qui de développait à l’époque.

Sorti en single et soutenu par un clip à la fois sexy et amusant, ce morceau entraîne l’album dans les charts canadiens et lui permet même d’être nommé aux Juno Awards, l’équivalent des Victoires de la musique.

La voix de Lee se révèle à la fois chaude et agressive sur « Tuff Love », pour mieux devenir enjôleuse sur la ballade « Peace on Earth » et se moduler sur la bombe « (You Make Me) Wanna Be Bad » dont le refrain permet à la chanteuse de répondre à des chœurs masculins.

Si certains albums de Lee Aaron ont pu assez mal vieillir, Some Girls Do demeure résolument moderne, confirmant sa réussite de l’époque.

@Denis Labbé




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