👉 [Chronique] – Lee Aaron – Diamonds Baby Blues (2018) by Denis Labbé.



1. Diamond Baby
2. Mistreated
3. American High
4. I’m A Woman
5. Miss Mercy
6. The Best Thing
7. Black Cat
8. Hard Road
9. In The Bedroom
10. Cut Way Back
11. You’re No Good
12. My Babe

 
Label: Big Sister Records 

Après des escapades dans le rock alternatif avec 2Precious et dans le jazz, ainsi qu’un retour au (hard) rock avec Fire & Gasoline, Lee Aaron nous propose un album de blues électrique, teinté de hard rock, qui mêle compositions inédites et reprises.

Entourée du guitariste Sean Kelly (ex Helix, Crash Kelly, Dee Snider, Nelly Furtado…), du bassiste Dave Reimer qui a notamment joué avec Randy Bachman et Bryan Adams et du batteur John Cody à la carte de visite impressionnante (plus de cent artistes, de Bachman Turner Overdrive à Bo Diddley).

Autant dire que la chanteuse possède un backing band de grand talent. Cela s’entend d’ailleurs tant le groupe est compact, bien en place et s’acquitte parfaitement de sa tâche.

Commençons par nous pencher sur les reprises, parce que le groupe n’a pas choisi les plus faciles, ni les plus attendues. Tout d’abord, c’est le « Mistreated » de Deep Purple qui est revu avec un réel talent, aussi bien grâce à la performance vocale de Lee qu’aux interventions fluides de Sean Kelly qui se montre vraiment surprenant.

Autre claque, le « Black Cat » de Janet Jackson, le seul titre hard rock de la chanteuse de R&B, qui est ici relifté pour devenir un pur morceau de blues rock que le groupe s’approprie avec bonheur.

Surprise également avec « Hard Road » de Sam Wright, un titre composé par la paire Vanda et Young pour l’ancien chanteur des Easybeats. On y retrouve un riff à la AC/DC (quelle surprise !), que Sean Kelly parvient à retranscrire à la perfection.

Si les influences blues sont présentes, Lee Aaron le transforme en hard rock jouissif. Suit « Cut Way Back » de Tom Hambridge, un musicien, compositeur et producteur de blues et de country qui a travaillé avec Buddy Guy, Joe Bonamassa, George Thorogood and the Destroyers, B. B. King, Roy Buchanan ou Johnny Winter.

On est dans le Chicago blues épais et mélancolique, porté par une guitare distordue et une voix enjôleuse. Un grand moment.

Vient un vrai classique : « I am a Man » de Bo Diddley (un clin d’œil à John Cody ?), transformé en « I am a Woman » avec des paroles à l’avenant. Le son est énorme, la guitare est saturée et la section rythmique met tout le monde d’accord.

Quant à Lee, elle parvient à donner un côté sexy à ce morceau bourré de testostérone. Suit également le « You’re No Good » de Clint Ballard Jr. écrit pour la chanteuse Dee Dee Warwick en 1963 et qui est accéléré par Lee Aaron, tout en y ajoutant un swing étonnant qui convient parfaitement à ce titre.

La dernière reprise est celle du « My Babe » de Willie Dixon que Lee Aaron habille d’un swing jazzy suave, surprenant et réellement enchanteur, avant de la développer en un blues rock chaud et enjoué.

A côté de ces reprises, le groupe nous propose cinq compositions originales, à commencer par le blues rock « Diamond Baby » aux sonorités très américaines, qui est porté par un riff entraînant et un refrain accrocheur. Une vraie réussite.

Comme le sautillant « American High », un douze mesures soutenu par des sons de cuivres. Tout aussi jouissif, « Miss Merci » possède des chœurs soul pour étayer un morceau chaud comme la braise, aux touches southern rock, avec ce piano en filigranes et ce solo de toute beauté.

Reste l’excellent boogie « In The Bedroom » à l’enthousiasme glam qui évoque certains titres de David Bowie grâce à des chœurs féminins et un orgue discret et la ballade blues « The Best Thing », mélancolique et poignant.

Diamonds Baby Blues ne souffre d’aucune faute de goûts et permet de découvrir Lee Aaron sous un angle nouveau.

@Denis Labbé




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