👉 [Chronique] –Savatage – Power Of The Night (1985) by Denis Labbé.

5
(17)


1. Power of the Night
2. Unusual
3. Warriors
4. Necrophilia
5. Washed Out
6. Hard for Love
7. Fountain of Youth    
8. Skull Session
9. Stuck on You
10. In the Dream

 
Label: Atlantic

Après l’EP Dungeons Are Calling, bien reçu par la critique, Savatage signe sur la major Atlantic et entre en studio avec Max Norman qui a travaillé avec Ozzy Osbourne, Y&T et Ian Hunter.

Le son est compact, dynamique, avec une batterie bien en place et des guitares cinglantes, ce qui convient parfaitement à la musique du quatuor. Pourtant, c’est la voix de Jon Oliva qui crève les enceintes, grâce à sa puissance, son timbre unique et sa capacité à monter dans les aigus.

A ses côtés, son frère Chris propose des soli éclatants et s’annonce comme un guitariste doué et unique, injustement méconnu.

La musique du groupe s’appuie sur des tempos médiums, aux constructions complexes, aux lignes vocales et musicales soignées, qui méritent plusieurs écoutes afin de mieux les appréhender.

En effet, si des titres comme le puissant et mélodique « Power of the Night », le speed « Washed Out » au riff imparable ou la ballade inspirées par The Who « In the Dream » sortent du lot parce qu’ils sont les plus aisément saisissables, les autres morceaux flirtent avec un power metal progressif qui n’existe pas vraiment à l’époque.

Savatage nous montre donc des visages multiples, en explorant des paysages inviolés comme sur le superbe « Fountain of Youth » co-écrit par Criss Oliva et Keith Collins que le groupe remerciera après cet album en raison des ses limites techniques.

Cette décision est étonnante puisque le bassiste se révèle un excellent compositeur, en témoigne le nuancé « Unusual » qui voit Criss délivrer des soli d’une rare limpidité ou l’angoissant « Stuck On You » et son riff tourbillonnant et étrangement groovy pour du power metal. Sur ces titres, les refrains, assez simples, sont sublimés par la voix de Jon.

Avec « Necrophilia », Savatage annonce ses futurs albums en quittant les simples sphères du metal, pour développer un titre qui lorgne sur le pomp rock, alors que « Warriors » est typiquement heavy metal, comme l’enlevé « Skull Session » qui débute par une démonstration de guitare pour s’appuyer ensuite sur les lignes vocales de Jon.

Les deux frères apparaissent comme l’âme du groupe, même lorsqu’ils nous offrent un étonnant « Hard for Love », aux consonances hard rock, qui jure avec le reste des compositions et annonce l’opus suivant Fight to Rock, sans doute le plus mauvais album du groupe.

Atlantic voulant sans doute faire de Savatage ce qu’il n’est pas, sort « Hard for Love » et « In the Dream » en singles, les deux morceaux les moins représentatifs de l’esprit du groupe, même si « In the Dream » peut s’inscrire dans ce que le groupe va proposer à l’époque de Streets.

Les différentes rééditions en CD sortent avec des extraits de concerts différents.

Un fan doit donc acheter quatre versions, ce qui est loin d’être simple et gratuit. Malgré ça, Power of the Night est un album pétri de qualités et contenant d’excellents morceaux, très originaux pour cette époque

@Denis Labbé




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