👉 [Chronique] – Warlord ‎– And The Cannons Of Destruction Have Begun… (1984) by Denis Labbé.



1. Beginning/Lucifer’s Hammer
2. Lost And Lonely Days
3. Black Mass
4. Soliloquy
5. Aliens
6. MCMLXXXIV
7. Child Of The Damned
8. Deliver Us From Evil

 
Label: Metal Blade / Roadrunner

Après l’excellente réception critique de leur premier mini-LP, Warlord sort le 45t « Lost and Lonely Days »/« Aliens » avant de nous proposer ce live de huit titres, dont deux inédits, une manière de procéder assez étrange, surtout que le groupe a investi le Raymond Theatre de Washington pour cette captation.

Qu’à cela ne tienne, les fans ne boudent pas leur plaisir en découvrant quatre extraits du premier album, ainsi que le single, joués en direct. Même si on n’entend pas le public, le groupe se montre cohérent et le guitariste propose de belles séquences mélodiques.

Le concert débute par « Beginning/Lucifer’s Hammer », l’un des morceaux les plus rapides du premier album. Cela permet de parfaitement lancer le concert, surtout qu’il est suivi par l’alerte « Lost And Lonely Days », qui permet de transporter le public grâce à de superbes mélodies vocales et instrumentales.

La présence du nouveau chanteur Rick Cunningham ne modifie pas profondément les morceaux, même si on peut percevoir la progression du groupe. Cela laisse envisager un futur album de grande classe… Un album qui ne sortira jamais avec cette formation…

Avec « Black Mass », joué légèrement plus vite, la pression de descend pas. Les claviers assurent un support indispensable aux guitares, accentuant le côté épique du groupe.

La face A se termine sur l’inédit « Soliloquy » (en fait déjà présent sur leur deuxième démo de 1981), une belle composition qui s’appuie sur les claviers, avant qu’un superbe refrain, épaissi par des chœurs, ne vienne illuminer l’ensemble.

La face B s’ouvre sur « Aliens », sans doute l’un des meilleurs morceaux du groupe. Cette composition épique basée sur un riff tourbillonnant emporte l’adhésion grâce à son énergie et ses mélodies.

Suit « MCMLXXXIV », le second inédit, un instrumental qui permet d’admirer le talent de William J. Tsamis et la cohésion de la section rythmique dont le bassiste Dave Watry (Archangel) qui était absent sur le premier album puisque Tsamis s’était occupé de la basse.

L’instrumental conduit à la pépite « Child Of The Damned » dans une version monstrueuse qui permet d’apprécier ce titre épique. La qualité des musiciens ne fait aucun doute, tant ce déferlement de puissance est jouissif.

La tension descend légèrement lors de l’introduction de « Deliver Us From Evil » avant que le groove de cette chanson n’emporte l’adhésion pour finir en beauté un concert inoubliable.

And The Cannons Of Destruction Have Begun… est un album indispensable qui allie mélodies, puissance et technique.

Malheureusement, une instabilité de la formation puis le départ de William Tsamis pour la Floride met fin au groupe qui était pourtant promis à un brillant avenir. Il faudra attendre 2002 pour que Tsamis et Zonder se retrouvent.

@Denis Labbé




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