👉 [Chronique] – Warlord – Deliver Us (1983) by Denis Labbé.

5
(19)


1. Deliver Us From Evil
2. Winter Tears
3. Child Of The Damned
4. Penny For A Poor Man
5. Black Mass
6. Lucifer’s Hammer
7. Mrs Victoria (bonus japan)

 
Label: Metal Blade

Formé en 1980 à Los Angeles par le guitariste William J Tsamis, et le batteur Mark Zonder, Warlord publie ce court premier album sur Metal Blade et frappe immédiatement les esprits, grâce à son sens de la mélodie et de la théâtralité.

Le chant de Damien King, les riffs de William Tsamis et la mise en couleur de chaque morceau participent à ce soudain intérêt de la critique et de certains amateurs de heavy metal épique.

Il faut dire que le groupe est déjà apparu sur les mythiques compilations Metal Massacre II (1982) avec « Lucifer’s Hammer » puis sur Metal Massacre III (1983) avec « Mrs. Victoria » (en bonus sur la version japonaise de Deliver Us).

En six morceau (sept si l’on compte « Mrs. Victoria »), Warlord pose les bases d’un heavy metal mélodique, puissant, expressif et subtilement coloré, grâce à sens inné de la mélodie et à ses influences médiévales encore inexplorées à l’époque.

Des touches progressives sont également présentes çà et là, comme sur « Penny For A Poor Man » qui évoque parfois Rush, parfois Uriah Heep, grâce à ses mélodies vocales et ses envolées lyriques.

L’album débute par « Deliver Us From Evil » une composition pleine de finesse, avec une introduction d’inspiration médiévale et un développement enjoué qui donne envie de taper du pied.

L’ambiance est assez magique ce qui lance parfaitement ce mini-LP. Cette tendance se poursuit sur « Winter Tears », dont l’introduction propose un chant presque éthéré, avec les lignes vocales et de guitare qui s’épousent.

Plus sombre, « Black Mass » lorgne du côté de Black Sabbath, tout en se rapprochant de ce que jouait déjà Manilla Road ou Manowar à l’époque.

Le travail de William J. Tsamis, dont seul le pseudonyme Destroyer apparaît sur la pochette, est assez remarquable par sa finesse. On se laisse porter par le lyrisme de ce titre.

Les deux faces se closent sur des titres plus rapides et plus puissants. La face A nous délivre un morceau rapide, dont le riff principal évoque Iron Maiden, tandis que l’énergie et les lignes vocales sont ancrées dans ce qui sera le power metal.

Le solo est à la fois technique et mélodique. La face B termine l’album sur « Lucifer’s Hammer », une composition nuancée, aux nombreux changements de rythmes et sur lequel le batteur abat un travail de titan, tandis qu’un clavier vient éclairer le tout.

Quant à « Mrs Victoria », il mêle les différents éléments des autres morceaux, pour flirter avec le progressif, grâce à de nombreux changements de rythmes et des apports de claviers angoissants.

La réception critique est excellente, les ventes sont plutôt confidentielles, même si le groupe bénéficie rapidement d’un statut culte.

@Denis Labbé




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