👉 [Chronique] – Warlord – Rising From the Ashes (2002) by Denis Labbé.

5
(19)

1. Battle Of The Living Dead
2. Enemy Mind
3. Invaders
4. Winds Of Thor
5. War In Heaven
6. My Name Is Man
7. Lucifer’s Hammer
8. Sons Of A Dream
9. Achilles Revenge

 
Label: Drakkar Records

Cet album marque le retour de Warlord et de ses deux membres fondateurs Tsamis et Zonder qui engagent le chanteur Joacim Cans de Hammerfall pour porter les mélodies vocales.

Ce choix ne souffre d’aucune critique, tant le suédois parvient à se glisser dans cette musique sans jamais en faire trop. Afin de composer cet album, Tsamis et Zonder puisent quatre morceaux dans les deux démos de Warlord, trois dans les albums de Lordian Guard (le groupe que Tsamis a formé dans les années 1990 et qui a sorti deux albums ainsi qu’une anthologie) et nous offrent deux inédits.

Cet opus débute par l’excellent « Battle Of The Living Dead », un titre rapide, puissant, porté par une rythmique énorme, et qui se voit enfin servi par des lignes vocales (ce qui n’était pas le cas sur la démo de 1981).

On retrouve l’atmosphère des deux albums de Warlord, avec un son plus épais, mais toujours le même sens de la mélodie.

Autre extrait de cette démo, l’épique « Sons Of A Dream » nous enchante par son riff répétitif et ses mélodies vocales, que viennent illuminer de jolies interventions du guitariste.

De la seconde démo, le groupe extrait « Winds Of Thor ». Si les bases demeurent les mêmes, ce titre est subtilement remanié, notamment grâce à des changements des lignes vocales et de nouveaux arrangements de guitare. L’ambiance générale évoque Manilla Road, mais les guitares, plus légères, et les claviers, teintent l’ensemble bien différemment.

Dernier extrait de la première pĂ©riode Warlord, le groupe nous propose une nouvelle version de « Lucifer’s Hammer », actualisĂ©e, avec un rythme modifiĂ© et une puissance dĂ©cuplĂ©e.

On peut s’étonner de la reprise de ce classique du groupe présent sur les deux premiers albums, tout en étant heureux de le redécouvrir ainsi modifié.

Les trois titres en provenance de Lordian Guard s’incorporent aisément à l’ensemble, même si le long « War In Heaven » explore des sentes plus progressives avec de longs passages instrumentaux et que « My Name Is Man » développe des influences médiévales que l’on trouvait déjà sur le premier album de Warlord.

Ces deux versions sont assez différentes de celles proposées par le premier album de Lordian Guard, notamment dans le chant. Troisième titre en provenance de Lordian Guard, « Invaders » s’appuie sur un riff tourbillonnant et un groove indéniable qui porte un chant toujours aussi mélodique. Ces lignes vocales sont d’ailleurs parmi les meilleures du groupe.

Les deux inédits apportent de nouvelles pierres à l’édifice, tout en s’inscrivant dans l’univers de Warlord. « Enemy Mind » est un tempo médium, épique, qui renoue avec le son Warlord tout en poursuivant sa mythologie.

La performance de Joacim Cans est remarquable, comme c’est également le cas sur le martial « Achilles Revenge » qui clôt cet album en développant une thématique tirée de l’Illiade sur plus de six magnifiques minutes pleines de nuances.

Rising From the Ashes signe un retour de grande classe, boudé par les gros labels, mais récupéré par de nombreux labels underground qui ne vont cesser d’en livrer des versions différentes.

@Denis Labbé




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