👉 [Chronique] – Dio – Holy Diver (1983) by Denis Labbé.

5
(7)


1. Stand Up and Shout
2. Holy Diver
3. Gypsy
4. Caught in the Middle
5. Don’t Talk to Strangers
6. Straight Through the Heart
7. Invisible
8. Rainbow in the Dark
9. Shame on the Night

Label: Mercury

Après son départ de Black Sabbath, Ronnie James Dio forme Dio, en compagnie du batteur Vinnie Appice (qui était avec lui dans Black Sabbath), du bassiste Jimmy Bain (ex Rainbow) et du guitariste Vivian Campbell (ex Sweet Savage).

Ce premier album déboule comme une bombe, porté par des riffs imparables, des refrains fédérateurs et des thèmes de fantasy qui interpellent les fans.

La critique est immédiatement séduite, de même que les amateurs de metal qui peuvent se retrouver dans ces neuf morceaux variés, qui allient puissance, technique et mélodies.

La fête débute par le rapide « Stand Up and Shout », au son brut et à l’enthousiasme communicatif. Ronnie James Dio est débarrassé de ses entraves et peut laisser libre court à sa vision du heayv metal qu’il modernise.

Cela se confirme sur l’hymne « Holy Diver » qui donne envie de chanter et de tendre le poing, pendant que son riff martial nous entraîne dans la danse.

Aucun morceau n’est à jeter sur cet opus qui explore toutes les sentes du metal, n’hésitant pas à alourdir les tempos pour mieux nous cueillir grâce à des refrains aisément mémorisables comme sur le puissant « Straight Through the Heart » qui voit Vivian Campbell nous prouver tout son talent.

Tout aussi imparable, « Rainbow in the Dark » voit l’apport d’un clavier subtil qui souligne la mélodie, alors que Dio et Campbell affichent une étonnante complémentarité.

Dans un registre plus nuancé, le superbe « Don’t Talk to Strangers » propose une longue introduction ressemblant à celle d’une ballade pour mieux nous surprendre grâce à un riff lourd et un solo de toute beauté. Dio y confirme ses capacités de compositeur.

C’est également le cas de Campbell sur « Gypsy » dont le riff nous emporte, permettant à la voix de Ronnie James Dio de colorer l’ensemble grâce à sa puissance et ses modulations.

Moins joué en concert, « Caught in the Middle » est un morceau plus léger, mais tout aussi intéressant, avec ses influences hard rock et ses mélodies vocales.

Il nous prouve que Dio ne s’impose aucune barrière et que le groupe est également capable de lorgner du côté de Rainbow, ce qui n’est guère étonnant. Plus ancré dans les années 1970, « Invisible » est une composition en partie narrative qui s’appuie sur un rythme entêtant, pour mieux annoncer les passages planants.

L’album se clôt sur « Shame on the Night », une longue pièce destinée à emporter l’auditeur dans un univers angoissant, aux multiples changements de rythmes, sur lequel Ronnie James Dio module sa voix comme jamais.

Considéré comme un chef-d’œuvre, cet album lance la carrière solo de Dio de la meilleures des manières.

Deux singles en sont extraits : « Holy Diver » sort avec « Don’t Talk to Strangers » et l’inédit « Evil Eyes » en face B, un titre enjoué que l’on va retrouver sur la version remasterisée de 2012, puis « Rainbow in the Dark » avec « Stand Up and Shout » et « Straight Through the Heart » enregistrés en concert, eux aussi insérés dans la version remasterisée en compagnie de six autres morceaux en provenance d’un concert donné au King Biscuit Flower Hour, le 30 octobre 1983.

@Denis Labbé




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