👉 [Chronique] – Nemesis H.P. – Lion (2021) by Denis Labbé.


1. Lion
2. You’ve got to Regret
3. Afraid About Me
4. Spit on the Future
5. Don’t play the Lover For Me
6. Fire in my Chest
7. Not Enough (Remedy)
8. Wait No More (Feat. Chris Holmes)
9. Love Potion N°9 (reprise de The Clovers)
10. I’ll be Waiting

Nemesis H.P. est une jeune formation française créée par les frères Geenens, Yannis et Liam, qui ont composé (à part la reprise de The Clovers), joué et enregistré ces dix morceaux de hard rock mélodique et carré.

Leur musique, installée quelque part entre les premiers W.A.S.P., Hanoï Rocks et Dokken nous propose un retour sur les années 1980, avec un son très actuel et des arrangements soignés.

L’opus démarre sur « Lion », un hard rock mâtiné de punk dans la plus pure tradition des Hanoi Rocks, dont l’énergie communicative et le riff épais nous font entrer dans la danse de la meilleure des manières.

La voix de Yannis est éraillée, ce qui convient parfaitement à ce style. Quant à son phrasé en anglais, il ne laisse absolument pas augurer que nous avons affaire à un groupe hexagonal. Notons également que la production est dynamique.

Preuve en est le subtil « I’ll be Waiting », à la construction originale, qui évoque à la fois les années 1970 par ses côtés planants et la New Wave Of British Heavy Metal grâce à son riff carré qui renvoie à Diamond Head avec une touche américaine.  

On le comprend, ce jeune groupe aime les années 1980, notamment W.A.S.P. qui imprègne le mid tempo « Not Enough (Remedy) » ou le superbe « You’ve got to Regret » au riff groovy que n’aurait pas renié Blackie Lawless sur ses premiers albums, tandis qu’on note la présence de Chris Holmes, le guitariste de W.A.S.P. sur le rapide « Wait No More » où il vient glisser sa patte reconnaissable.

Eh oui, rien que ça ! On peut aussi penser à Cinderella ou Quiet Riot sur le heavy rock « Afraid About Me » au joli refrain et à la construction originale, même si la patte Nemesis H.P. se fait déjà sentir dans cette manière de mettre en place des ambiances.

C’est d’ailleurs ce qui frappe à l’écoute de cet album. En dépit de la jeunesse de ce groupe, on perçoit une unité d’ensemble, notamment dans cette envie d’apporter du groove dans chaque morceau : « Spit on the Future » en apporte un bel exemple avec son riff blues rock et son refrain fédérateur, tandis que le sautillant « Fire in my Chest » évoque par certains côté les Mama’s Boys qui auraient frayé avec Ted Nugent ou Baron Rojo.

C’est frais, bien construit et donne envie de taper du pied. Que demander de plus ?

Petit clin d’œil aux années 1960, avec la reprise de « Love Potion N°9 » de The Clovers, de manière plus vitaminée que les Tygers of Pan Tang sur The Cage ou que Ronnie Dio And The Prophets (allez y jeter une oreille).

Cette évocation indirecte de la New Wave Of British Heavy Metal se retrouve sur l’étonnant « Don’t play the Lover For Me », notamment dans son introduction et ses couplets, tandis que son refrain mélodique sonne plus américain. A noter le joli solo qui traverse cette chanson.

Lion est une belle carte de visite pour un groupe prometteur que je vous invite à découvrir et qui compte Axel Meuriche (basse) et Lucas Richard (batterie) sur le clip et en session.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 5 / 5. Vote count: 7

No votes so far! Be the first to rate this post.

Related Posts

Get The Vinylestimes APP !