👉 [Chronique] – Annihilator – Criteria For A Black Widow (1999) by Denis Labbé.


1. Bloodbath
2. Back to the Palace
3. Punctured
4. Criteria for a Black Widow
5. Schizos (Are Never Alone) Part III
6. Nothing Left
7. Loving the Sinner
8. Double Dare
9. Sonic Homicide
10. Mending

LABEL: Roadrunner

Désirant renouer avec le succès critique d’Alice In Hell, Jeff Waters réunit les membres de cette formation, à l’exception du bassiste Wayne Darley (crédité sur ce premier album, mais qui n’avait pas joué une seule note, pas plus que le guitariste rythmique, d’ailleurs).

Le trio Jeff Waters, Randy Rampage et Ray Hartmann est donc une nouvelle fois de la partie.

Les clins d’œil à ces débuts sont d’ailleurs nombreux, comme l’indiquent des titres comme l’instrumental « Schizos (Are Never Alone) Part III » ou le brutal « Back to the Palace » (qui évoque « Fun Palace » de Never Neverland).

Les fans sont donc heureux de retrouver l’atmosphère des débuts, notamment grâce à ces riffs reconnaissables et ce chant agressif.

Le thrash est évidemment au rendez-vous avec ses rythmes syncopés sur lesquels Hartmann abat un travail considérable, comme sur « Bloodbath » qui ouvre les hostilités et montre que Jeff Waters est aussi en pleine forme.

Le furieux « Nothing Left » apparaît comme un modèle du genre, avec ses guitares cinglantes et son refrain hurlé, tandis que « Sonic Homicide » renverse tout sur son passage grâce à ses riffs destructeurs, avant quelques ralentissements hispanisants.

Annihilator renoue avec son heavy thrash, un peu abandonné sur Remains où Jeff Waters s’était occupé de tous les instruments.

Les compositions les plus brutales sont donc allégées par la présence de titres plus lents, comme le sombre « Criteria for a Black Widow » ou le mélodique « Loving the Sinner » et ses arrangements subtils.

Les guitares tissent des mélodies uniques, tout en assénant des riffs inimitables et des soli ultra-rapides.

Les cavalcades sont rarement de sortie et interrompues par des passages plus lents et mélodiques comme sur le très bon « Double Dare » qui déboule à vitesse grand V pour mieux nous surprendre. L’album se clôt étrangement sur « Mending », un court instrumental très léger qui laisse un goût d’inachevé.

Ce retour aux sources est ponctuel et ne rencontre pas le succès attendu, en dépit de quelques bons morceaux.

Le virage est brutal sur Carnival Diablos, l’album suivant, puisque Randy Rampage quitte à nouveau le groupe pour rejoindre D.O.A., avant d’être remplacé par Joe Comeau.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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