👉 [Chronique] – Thin Lizzy – Live And Dangerous (1978) by Denis Labbé.


1. Jailbreak      
2. Emerald       
3. Southbound 
4. Rosalie / Cowgirl’s Song       
5. Dancing In The Moonlight (It’s Caught Me In Its Spotlight)    
6. Massacre     
7. Still In Love With You
8. Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed      
9. Cowboy Song           
10. The Boys Are Back In Town 
11. Don’t Believe A Word         
12. Warrior      
13. Are You Ready       
14. Suicide       
15. Sha La La    
16. Baby Drives Me Crazy         
17. The Rocker

LABEL: Vertigo

Premier double album live de Thin Lizzy, Live And Dangerous est, à juste titre, considéré, comme l’un des meilleurs albums rock enregistrés en public et ce, même s’il a été en partie retouché en studio.

En dix-sept morceaux, il revisite la première partie de la carrière des Irlandais durant la tournée Bad Reputation. Il est d’ailleurs surprenant de ne retrouver que deux extraits de ce dernier album en date sur cet enregistrement, même si le groupe possède déjà huit albums à son actif.

Néanmoins, ces nouveautés s’insèrent plus ou moins à cet ensemble, tout en montrant les faiblesses de ce dernier opus par rapport à ses précédents. Le nuancé « Southbound » propose une vision douce du quartet qui compte Scott Gorham et Brian Robertson aux guitares.

« Dancing In The Moonlight (It’s Caught Me In Its Spotlight) », le deuxième morceau est moins évident, et pourtant caractéristique des multiples influences de Phil Lynott qui nous propose une chanson à la fois soul et jazzy, sur laquelle intervient un saxophone entêtant.

De Johnny The Fox (1976), le groupe sort le monstrueux « The Boys Are Back In Town » qui séduit d’autant plus en live que son groove communicatif est propulsé par une énergie imparable. Il est suivi par le sautillant « Don’t Believe A Word », au riff enivrant et aux lignes mélodiques envoûtantes. Cet enchaînement est certainement l’un des meilleurs de cet album.

Les morceaux « Massacre » et « Johnny The Fox Meets Jimmy The Weed » ne déméritent pas. Le premier s’impose comme un pur titre de hard rock avec son riff puissant et son enthousiasme communicatif, tandis que le second, plus subtil, puise dans le rock sa dimension narrative et le funk son riff dansant.

L’excellent Jailbreak (1976) se taille la part du lion avec quatre morceaux qui ponctuent cet excellent live. La double déflagration « Jailbreak » et « Emerald » lance magnifiquement les hostilités.

Le premier propose un riff puissant et un refrain fédérateur, alors que le second, plus mélodique, montre une autre facette de Thin Lizzy. Ajoutons à cela, le hard rock « Warrior », un mid tempo aux jolies harmonies et l’incontournable « Cowboy Song », dans une superbe version qui nous prouve que cette paire de guitaristes est sans doute l’une des plus complémentaires de l’histoire du groupe.

Cette histoire est d’ailleurs bien revisitée, puisque la perle « Rosalie » et le groovy « Suicide », tous deux enregistrés sur Fighting (1975) nous sont livrés dans des versions pleines de feeling et de puissance, ce qui permet de jolis duels de guitares.

Ce sont également deux titres qui proviennent de Nighlife (1974) : les classiques « Still in Love With You », dans une belle version, bourrée de mélancolie et « Sha La La », un hard rock rapide aux influences celtiques qui permet d’aborder la fin du concert avec intérêt.

Si les deux premiers albums sont passé sous silence, il demeure « The Rocker » du troisième, une bombe qui permet de clore les hostilités en faisant hurler le public.

Deux inédits viennent s’insérer au milieu de ces pépites. Tout d’abord, le monstrueux « Are You Ready » qui est un véritable hymne pour faire chanter le public et qui ne sera jamais enregistré en studio (à part une rare version démo), ainsi que le boogie rock « Baby Drives Me Crazy ».

Live And Dangerous est un incontournable, très représentatif de cette période et des doubles albums live, puisqu’il possède un son énorme et une jolie setlist.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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