👉 [Chronique] – Flotsam And Jetsam – Blood in the Water (2021) by Denis Labbé.

5
(14)

1. Blood in the Water
2. Burn the Sky
3. Brace for Impact
4. A Place to Die
5. The Walls
6. Cry for the Dead
7. The Wicked Hour
8. Too Many Lives
9. Grey Dragon
10. Reaggression
11. Undone
12. Seven Seconds ’til the End of the World

Label: AFM
 

L’histoire de Flotsam And Jetsam est certainement l’une des plus chaotiques pour un groupe formé au milieu des années 1980 et dont il ne reste plus que le chanteur Eric “A.K.” Knutson comme membre fondateur. Avec ce quatorzième album, le line-up a encore changé.

Exit le bassiste Michael Spencer remplacé par Bill Bodily. Le reste de la formation demeure la même. C’est notamment le deuxième opus enregistré avec le batteur Ken Mary (ex Chastain, Alice Cooper, Impelliteri, House Of Lords…) qui apporte une assise énorme, propulsant enfin le heavy thrash des Américains vers les sommets.

Sans vouloir faire injure à certains de ses prédécesseurs, Jason Bittner mis à part, ils n’étaient pas toujours à la hauteur des riffs proposés.

Comme à son habitude, le groupe propose un mélange de compositions mélodiques et de titres plus directs, alimentés par des riffs cinglants. Les rythmes syncopés servent de base à des compositions furieuses qui prennent l’auditeur aux tripes pour ne plus le lâcher.

L’excellent « Blood in the Water » lance les hostilités de la meilleure des manières grâce à des motifs insidieux qui donnent envie de secouer la tête en cadence. Le chant de Knutson est au top, ce qui permet de se laisser emporter par ses mélodies vocales.

Tout aussi puissant, « Brace for Impact » est une véritable déflagration qui ne peut laisser personne indifférent, tant ce morceau s’inscrit dans ce que le groupe a pu faire de meilleur.

Les titres rapides et puissants ancrent le groupe dans le thrash, sans pour autant faire de Flotsam And Jetsam un groupe passéiste. Ainsi « The Wicked Hour » puise également dans le metal moderne, en insufflant du groove et de la mélodie à des riffs épais.

Ce groove se retrouve dans un titre comme « Undone » qui évoque la nouvelle vague de metal pour un rendu vraiment superbe, pendant que « Reaggression » écrase tout sur son passage, grâce à une rythmique monstrueuse et une ligne de chant entêtante.

C’est aussi le cas de « Too Many Lives », l’un des titres les plus lourds de cet album qui flirte avec le metal moderne sans pour autant perdre ses racines thrash. Du grand art.

Les riffs typiquement metal s’invitent également à la fête, rappelant parfois Holy Mother sur le subtil « Burn the Sky » dont on peut admirer la construction en contrepoint de la batterie et des guitares ou l’insidieux « A Place to Die » aux jolies lignes vocales qui permettent à Knutson de nous prouver tout son talent.

Plusieurs morceaux affichent des couleurs plus nuancées, comme le sombre « Grey Dragon » qui joue avec des changements de rythmes et des voix multiples pour un résultat étonnant.

Une nouvelle fois, Ken Mary abat un travail phénoménal, tandis que les guitares tissent des riffs assassins. Démarrant sur un rythme lent, « Cry for the Dead » se montre comme le morceau le plus mélodique de cet opus, avec ses guitares subtiles et ses lignes vocales complexes.

L’album se clôt sur « Seven Seconds ’til the End of the World », une petite pépite qui allie toutes les qualités des autres morceaux : un rythme soutenu, des riffs puissants, de nombreux changements d’intensité et un chant mélodique.

Même si le recul est nécessaire pour réellement juger un album, Blood in the Water est sans aucun doute l’un des meilleurs albums du groupe, et peut-être même le meilleur.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 5 / 5. Vote count: 14

No votes so far! Be the first to rate this post.

Related Posts

Get The Vinylestimes APP !