👉 [Chronique] – Girlschool – Screaming Blue Murder (1982) by Denis Labbé.



1. Screaming Blue Murder
2. Live with Me (The Rolling Stones cover)
3. Take It from Me
4. Wildlife
5. It Turns Your Head Around
6. Don’t Call It Love
7. Hellrazor
8. When Your Blood Runs Cold
9. You Got Me
10. Flesh and Blood
 
Kim McAuliffe – guitare, chant
Kelly Johnson – guitare, chant
Gil Weston – basse, chant
Denise Dufort – batterie


Après le succès du précédent album, ainsi que deux EP « Live & More » et « Wildlife », Enid Williams, pourtant co-fondatrice du groupe, jette l’éponge pour être remplacée par Gil Weston.

En plus de ce changement important, la production est confiée à Nigel Gray qui vient de produire trois albums de The Police et deux de Siouxsie and the Banshees.

Cela modifie le son du groupe qui est plus clair, plus puissant et qui met la basse davantage en avant que sur les deux premiers albums.

Certains fans ne reconnaissent plus leur groupe en raison du manque de distorsions et de chansons différentes de que les musiciennes ont écrit auparavant.

Pourtant, il est indéniable de constater que les morceaux sont plus aboutis, plus variés, plus rocks « Wildlife » et mieux arrangés : « It Turns Your Head Around ».

Les chœurs sont mieux produits et plus étoffés, ce qui donne un impact supplémentaire à ces morceaux. C’est aussi le cas sur le groovy « You Got Me » aux arrangements plus fins que sur les précédents disques ou sur l’étonnant « Flesh And Blood », tout en nuances, et sur lequel les paroles sont murmurées.

Plusieurs titres sont de vrais bijoux, comme le mélodique « Don’t Call It Love » qui montre un côté du groupe que l’on ne connaissait pas et qui annonce de futurs changements. Si le riff est puissant, la production rend l’ensemble plus abordable et plus pop-rock.

Cela tranche avec les morceaux les plus directs que sont le puissant « Screaming Blue Murder » qui ouvre cet album, propulsé par un riff bourré de groove et une basse omniprésente. L’apport de Gil Weston est évident et donne une énergie punk à cet album, notamment sur l’énorme « Hellrazor » où elle chante et qui n’a rien à envier à Motörhead.

Son jeu de basse emplit quasiment tout l’espace, tandis que Denis Dufort n’a jamais autant martyrisé ses fûts.

Cette fois, ce sont les Rolling Stones qui ont le droit d’être repris, avec un « Live With Me » qui est métamorphosé grâce à l’ajout d’éléments issus du metal et à l’accélération du tempo. Si cet album n’est pas l’échec artistique souligné par certains, c’est un échec commercial malgré la tournée qui suit sa sortie.

Cela va entraîner des changements de direction musicale qui vont conduire à la sortie du single « 1.2.3.4. Rock’n’roll » puis de l’album Play Dirty.

@Denis Labbé




Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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