👉 [Chronique] – Blue Öyster Cult – Mirrors (1979) by Denis Labbé.

5
(17)


1. Dr. Music
2. The Great Sun Jester
3. In Thee
4. Mirrors
5. Moon Crazy
6. The Vigil
7. I Am The Storm
8. You’re Not The One (I Was Looking For)
9. Lonely Teardrops

Label : CBS

Après trois années de succès qui ont vu Agents Of Fortune, Spectres et Some Enchanted Evening atteindre des sommets, Blue Öyster Cult désire changer de son et engage Tom Werman en remplacement de Sandy Pearlman afin de produire leur nouvel opus.

L’album quitte les sphères sombres des débuts du groupe pour proposer un rock qui se rapproche de celui des Who : « The Great Sun Jester » co-écrit par Michael Moorcock, avec des teintes d’AOR et de pop : le sirupeux « Lonely Teardrops » qu’aurait pu chanter Rod Stewart.

Les mélodies qui ont fait la réputation du groupe sont alors enrobées de riffs légers et de nappes de claviers qui ne ressemblent pas à ce qu’attendent les fans.

Dès les premières notes de « Dr. Music », on comprend qu’en dépit du rythme alerte et de son groove, la folie propre au groupe est absente.

Les chœurs adoucissent l’ensemble, tandis que des breaks ralentissent le rythme, ce qui est dommage étant donné que « Dr. Music » est l’un des meilleurs morceaux de cet album.

Même constat pour « Mirrors » qui abandonne son caractère hard rock pour lorgner du côté du rock un peu pompeux, coincé quelque part entre The Who et Meat Loaf. Si le riff est intéressant, le refrain trop répétitif et les chœurs légers affadissent un peu l’ensemble.

Cet affadissement est d’ailleurs le maître mot de cet album. Les morceaux ne sont pas mauvais, car les musiciens n’ont pas perdu leurs qualités d’écriture, mais lorsqu’on écoute un titre comme « Moon Crazy », on se rend compte que les arrangements et le son tirent sur la pop.

Les motifs utilisés sont également plus joyeux que d’habitude chez les Américains.

C’est évident sur « I Am The Storm », dont le refrain swingue, grâce à son rythme entraînant. Avec davantage de distorsions et des claviers moins légers, ce morceau aurait pu atteindre des sommets.

Pourtant, le pire est atteint sur « You’re Not The One (I Was Looking For) » qui sonne comme un mauvais titre glam rock ou le fade « In Thee », à peine sauvé par un joli solo, mais qui est tellement englué dans des nappes de claviers et des arrangements inutiles qu’il perd une bonne partie de son intérêt.

Finalement, seul « The Vigil » conserve une certaine lourdeur qui le rapproche des morceaux habituels du groupe et, en cela, permet de sauver les meubles.

Mais c’est bien peu pour cet album qui est l’un des moins réussis de toute la riche carrière de Blue Öyster Cult.

Le semi-échec commercial de Mirrors va conduire le groupe à renouer avec ses premières amours pour nous livrer l’excellent Cultösaurus Erectus.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 5 / 5. Vote count: 17

No votes so far! Be the first to rate this post.

Related Posts

Get The Vinylestimes APP !