👉 [Chronique] – Scorpions – World Wode Live (1985) by Denis Labbé.


1. Countdown
2. Coming Home
3. Blackout
4. Bad Boys Running Wild
5. Loving You Sunday Morning
6. Make It Real
7. Big City Nights
8. Coast to Coast
9. Holiday
10. Still Loving You
11. Rock You Like a Hurricane
12. Can’t Live Without You
13. Another Piece of Meat
14. Dynamite
15. The Zoo
16. No One Like You
17. Can’t Get Enough”, Pt. 1
18. Six String Sting
19. Can’t Get Enough”, Pt. 2

Label : EMI

Après les succès planétaires de Blackout (1982) et Love at First Sting (1984), Scorpions publie son deuxième album live capté sur la tournée destinée à promouvoir son dernier album studio en date. Les enregistrements proviennent de six concerts différents : Paris Bercy, (le 29 février 1984), le Forum de Los Angeles (les 24 et 25 avril 1984), la Sports Arena de San Diego (le 26 avril 1984), le Pacific Amphitheatre de Costa Mesa en Californie (le 28 avril 1984) et le Sporthalle de Cologne (le 17 novembre 1984).

Malgré ces lieux si différents, le son ne souffre d’aucunes variations, preuve du travail d’harmonisation réalisé en studio par Dieter Dierks.

Délaissant ses anciens titres, Scorpions axe ce double live sur ses quatre derniers albums studio, ceux qui suivent Tokyo Tapes et le départ Uli Jon Roth. On retrouve donc également une unité stylistique, ce qui oppose ces deux albums live incontournables et divise certains fans.

Après une courte introduction, l’album démarre par le speed « Coming Home » extrait de Love at First Sting et qui lance idéalement les hostilités. Le public, omniprésent, colore l’ensemble tandis que les guitares se font heavy.

Le fossé avec Tokyo Tapes est énorme, ce qui est un choix délibéré de la part du groupe et de son producteur qui inscrit Scorpions dans les années 1980. Toujours de Love at First Sting, « Bad Boys Running Wild » prend toute son ampleur en concert, avec son riff carré et son rythme qui donne envie de taper du pied. On se rend compte que les nouveaux morceaux tiennent la route et s’intègrent parfaitement à l’ensemble.

Il en va de même pour le mélodique « Big City Nights » dont les lignes vocales donnent envie de chanter avec Klaus Meine au sommet de sa forme, mais aussi pour les hits que sont le superbe « Rock You Like a Hurricane » qui cueille l’auditeur après un magnifique « Still Loving You ». Le public est déchaîné.

Il l’est également sur les incontournables extraits de Blackout dont le morceau titre qui surgit dès le début du premier vinyles pour tout emporter sur son passage. Le riff est irrésistible et le travail de Mathias Jabs vraiment superbe. Il l’est tout autant sur « Can’t Live Without You » qui permet de chauffer le public à blanc pour mieux le jeter à terre sur une version démentielle de « Dynamite » qui s’étend sur plus de 7 minutes.

Plus calme, « No One Like You » s’intercale sur la quatrième face entre le groovy « The Zoo » d’Animal Magnetism et le furieux « Can’t Get Enough » de Lovedrive, deux classiques du groupe qui prouvent une nouvelle fois toutes leurs qualités.

Scorpions n’a donc pas oublié ces deux albums. Du premier, il extraie aussi une jolie version de « Make it Real », un peu accélérée, mais c’est surtout dans le second qu’il pioche à l’envi, avec pas moins que quatre autres titres : le mid tempo « Loving You Sunday Morning » alourdi pour l’occasion par une section rythmique implacable, le pesant et peut-être dispensable « Coast to Coast », l’entraînant « Another Piece of Meat » et l’indispensable « Holiday ».

En dépit du trop long et inutile solo de Mathias Jabs, World Wide Live propose une superbe synthèse de la deuxième partie de carrière de Scorpions, sans doute celle où le groupe a été à son apogée. En cela, il est aussi essentiel que Tokyo Tapes.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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