👉 [Chronique] – Great White – Once Bitten (1987) by Denis Labbé.

5
(17)

1. Lady Red Light
2. Gonna Getcha
3. Rock Me
4. All Over Now
5. Mistreater
6. Never Change Heart
7. Fast Road
8. On The Edge
9. Save Your Love

Label : Capitol

Troisième album des Américains de Great White, Once Bitten marque la vraie reconnaissance du groupe qui voit cet album devenir platine aux Etats-Unis tandis que deux de ses singles entrent dans le Bilboard.

Après Shot in the Dark, le quintet a décidé de marquer les esprits en livrant neuf morceaux calibrés pour la télévision et les radios. Le son, adapté à l’époque, permet d’ailleurs de saisir toute la finesse de ces morceaux mêlant hard rock, blues et refrains fédérateurs.

Les guitares de Mark Kendall et Michael Lardie posent des riffs soyeux, qui permettent de propulser des morceaux entêtants, portés par la voix unique de Jack Russell. Même si le groupe a été associé à la vague « hair metal », l’ensemble se démarque de ce courant aux productions plus grandiloquentes.

L’album propose de superbes chansons, aux ambiances mélancoliques, dont les motifs blues-rock emportent l’auditeur dans un univers groovy.

« Gonna Getcha » nous en apporte une preuve flagrante avec son riff entêtant et ses lignes de chant qui nous prennent aux tripes. Ce même enthousiasme habite la petite pépite « All Over Now » qui nous oblige à secouer la tête en cadence et à taper du pied.

Plus rock, le rapide « Fast Road » est entraîné par la section rythmique qui construit une assise solide  à un chant habité. Mark Kendall y dépose un magnifique solo qui ne peut que réjouir les amateurs de guitares.

C’est également le cas sur le mid tempo « Lady Red Light », coloré par des claviers discrets, qui est entraîné par un riff en douze mesures et un refrain irrésistible.

Malgré tout, et c’est bien dommage, même si ces titres le méritent, la plupart des amateurs de rock ne retiennent que les deux singles : l’entrainant « Rock Me », au refrain évident et aux influences blues.

La présence de l’harmonica et la voix de Jack confirment cette envie de chanter à tue-tête, tandis que la poignante ballade « Save Your Love » nous envoûte avec ses lignes vocales enjôleuses et ses arrangements minimalistes.

Les trois derniers morceaux ne dépareillent pas l’ensemble. « Mistreater » est un mid-tempo un peu attendu, qui est sauvé par de magnifiques guitares, pendant que le très bon « On The Edge » s’appuie sur des bases narratives classiques du hard rock, avant de laisser place à un break blues rock. Ces deux morceaux, certes un peu en deçà de l’ensemble de l’album, nous montrent néanmoins que le groupe est capable d’écrire différents types de compositions.

Il prend d’ailleurs des raccourcis un peu trop évidents sur le hard FM « Never Change Heart » qui aurait pu faire un single assez évident.

Jolie réussite de cette année 1987, Once Bitten annonce l’avènement d’un groupe unique qui va exploser par la suite.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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