👉 [Chronique] – Bad English – Bad English (1989) by Denis Labbé.

5
(18)

1. Best of What I Got
2. Heaven Is a 4 Letter Word
3.Possession
4. Forget Me Not
5. When I See You Smile
6. Tough Times Don’t Last
7. Ghost in Your Heart
8. Price of Love
9. Ready When You Are
10. Lay Down
11. The Restless Ones
12. Rockin’ Horse
13. Don’t Walk Away

Label : EPIC

Bad English se forme en 1987 à l’instigation de Jonathan Cain (claviers) et Neal Schon (guitares) après le split de Journey.

Ils se joignent au chanteur John Waite et font appel au bassiste Ricky Phillips qui a joué avec Cain et Waite dans The Babys. Le batteur Deen Castronovo (ex-Wild Dogs) complète la formation, après avoir été présenté à Neal Schon par Tony MacAlpine.

Le groupe prend son temps pour composer un premier album avant d’investir plusieurs studios en compagnie de Richie Zito. Le résultat est un condensé de pépites hard FM, teintées de hard rock et de glam, qui emportent tout sur leur passage.

Chaque chanson est un hit en puissance, ce qui se confirme suite à la sortie de cinq singles dont les deux magnifiques ballades « When I See You Smile » et « Price of Love » qui propulsent le groupe vers le succès grâce à des mélodies soignées et à un parfait équilibre entre guitares et claviers.

Il serait pourtant stupide de limiter Bad English à ces morceaux mélancoliques, car le groupe est aussi capable de proposer d’excellents morceaux de hard FM, tel que le superbe « Best of What I Got », qui servira de B.O. au film Tango & Cash, avec son riff groovy et son refrain fédérateur.

Plus rapide, « Forget Me Not » propose un parfait équilibre entre mélodies et puissance, avec ses changements de rythmes et son refrain qui donne envie de chanter à tue-tête.

Bad English est un vrai groupe de rock, comme le confirme le hard rock « Rockin’ Horse » et le hard funky « Lay Down » qui évoquent Aerosmith ou « Ready When You Are », un blues rock teinté de rhythm’n’blues habillé par des sonorités de cuivres et propulsé par un riff entraînant.

Dans un registre plus mélodique, l’envoûtant « Heaven Is a 4 Letter Word » s’inscrit dans ce que l’AOR a pu faire de mieux et de plus intelligent, tandis que « Tough Times Don’t Last » s’invite avec finesse dans l’esprit de l’auditeur pour ne plus le lâcher, rappelant Journey, grâce à son refrain soigné et ses arrangements de grande classe.

Autre titre évoquant Journey, « Possession » est traversé par un magnifique solo de guitare.

Si certains ont pu reprocher à Bad English d’abuser des ballades, il faudrait se montrer de mauvaise foi pour ne pas reconnaître la qualité de compositions comme « Don’t Walk Away », « Ghost in Your Heart » ou la mélancolique « The Restless Ones » qu’habille un piano et des nappes de claviers.

Ce premier album rencontre un succès mérité qui, trente ans plus tard, ne se dément pas.

Le groupe part en tournée en support de Whitesnake avant d’enregistrer un second album qui sort alors que les musiciens se sont déjà séparés pour divergences musicales.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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