👉 [Chronique] – Manowar – Sign Of The Hammer (1984) by Denis LabbĂ©.

4.4
(61)


1. All Men Play on Ten
2. Animals
3. Thor (The Powerhead)
4. Mountains
5. Sign of the Hammer
6. The Oath
7. Thunderpick
8. Guyana (Cult of the Damned)

Label: 10/Virgin
 

AprĂšs le succĂšs critique et artistique du prĂ©cĂ©dent album Hail To England, Manowar quitte Music For Nations et nous livre une nouvelle Ɠuvre aboutie, au son plus Ă©pais et aux explorations plus diversifiĂ©es.

Loin de s’enferrer dans un style Ă©triquĂ©, le quatuor pousse les limites du heavy metal en le rendant plus expressif, presque cinĂ©matographique, avec des piĂšces telles que « Guyana (Cult of the Damned) », une magnifique plongĂ©e dans la psychĂ© d’une secte ou la poignante « Mountains » qui voit le groupe faire preuve d’une rĂ©elle sensibilitĂ© et d’une puissance Ă©vocatrice rarement Ă©galĂ©e.

Les autres compositions nous entraĂźnent dans un heavy metal Ă©pique, portĂ© par des thĂšmes mythologiques comme le superbe « Thor (The Powerhead) Â» qui donne envie de secouer la tĂȘte en cadence ou le furieux « Sign of the Hammer Â» au riff tranchant comme une lame de rasoir dont le rythme Ă©chevelĂ© nous entraĂźne dans une cavalcade irrĂ©sistible. Manowar dĂ©veloppe son imagerie barbare avec un rĂ©el enthousiasme.

MalgrĂ© cela, le groupe n’hĂ©site pas Ă  reprendre certaines ficelles habituelles pour ne pas perdre son public. Plus immĂ©diat, l’épique « All Men Play on Ten » est un hymne Ă  la musique et aux fans du groupe.

Manowar s’y met en scĂšne pour dĂ©montrer sa supĂ©rioritĂ© sur le genre, ce que fait aussi Joey DeMaio avec son instrumental « Thunderpick », assez dispensable. Ce cĂŽtĂ© Ă©gocentrique ne choque pas encore, surtout que l’ensemble de l’album se rĂ©vĂšle de grande qualitĂ©.

Il faut avouer que le morceau « Animal » est une vraie pĂ©pite de puissance, dont le refrain, efficace, est portĂ© par des chƓurs guerriers et que « The Oath » est un titre jusqu’au-boutiste comme les aiment les AmĂ©ricains.

Le riff, hachĂ©, soutenu par une batterie monstrueuse, permet Ă  Eric Adams de nous prouver une nouvelle fois toutes ses qualitĂ©s vocales. Aussi Ă  l’aise dans le metal rapide que sur les titres plus lents, il sait faire preuve d’une expressivitĂ© qui manque assez souvent dans les annĂ©es 1980.

Savoureusement heavy, Sign of the Hammer est une petite merveille qu’il faut replacer dans son Ă©poque et dont on apprĂ©cie toujours les compositions.

@ Denis Labbé




Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant.

How useful was this post?

Click on a star to rate it!

Average rating 4.4 / 5. Vote count: 61

No votes so far! Be the first to rate this post.

Related Posts

Get The Vinylestimes APP !