👉 [Chronique] – Murderdolls – Beyond the Valley of the Murderdolls (2002) by Denis Labbé.



1. Slit My Wist
2. Twist My Sister
3. Dead in Hollywood
4. Love at First Fright
5. People Hate Me
6. She Was a Teenage Zombie
7. Die My Bride
8. Grave Robbong U.S.A.
9. 197666
10. Dawn of The Dead
11. Let’s go to War
12. Dressed to Depress
13. Kill Miss America
14. B-Movie Scream Queen
15. Mother F**ker I Don’t Care
 
Wednesday 13 – lead vocals, bass, guitars, programming
Joey Jordison – lead and rhythm guitar, bass, drums, percussion, keyboard, piano, backing vocals
Tripp Eisen – select guitar solos, backing vocals
 
Label : Roadrunner

Avant de poser cette rondelle sur ma platine en 2002, je dois avouer que j’étais plutôt dubitatif. Un projet parallèle d’un membre de Slipknot associé à un autre de Static X ! Je m’attendais à tout.

Sauf… à cette claque si rafraîchissante. Et quelle claque ! Les Murderdolls (mot à mot les Poupées Tueuses) ont inventé un nouveau style musical : le glam-métal tendance gore ! Et quel pied !

Comme si Alice Cooper, Marilyn Manson et Rob Zombie avaient accouché d’un monstre surdoué. A l’heure où certains groupes sont plutôt neurasthéniques, les Murderdolls nous livrent une musique à la fois entraînante et pleine d’énergie que viennent relever des paroles plongeant tête la première dans des sujets gores.

Formé autour de Wednesday 13 et de Joey Jordison, Murderdolls s’appuie sur des compositions écrites pour Frankenstein Drag Queens from Planet 13, le précédent groupe de Wednesday 13.

Chaque titre est une petite perle d’humour noir, comme en atteste le délirant « Die My Bride », dans lequel le chanteur explique qu’il préfèrerait éventrer sa femme et répandre ses boyaux sur le capot de la voiture plutôt que de couper la pièce montée.

A la manière d’un film d’horreur de série B auquel le titre « B-Movie Scream Queen » rend hommage, les Murderdolls développent tous les poncifs de ce genre : psychopathes sur « Kill Miss America », morts-vivants sur « She was a teenage zombie », SF délirante dans le style du retour de Jason avec « 197666 », voire épouvante dans « Love at first fright ».

Les références sont donc nombreuses et les paroles souvent décalées, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Côté musique, leur metal teinté de glam fait mouche, grâce à une musique irréprochable. Ainsi, « Slit My Wist » pulse une énergie dingue, tandis que le punk metal « Love at First Fright » donne envie de hurler avec le groupe et que le jouissif « She Was a Teenage Zombie » file la patate à tout le monde.

La voix, déformée comme le genre l’affectionne, propose des refrains fédérateurs : « Dead in Hollywood » ou encore « Mother F**ker I Don’t Care ». Les riffs sont simples, mas efficaces, comme sur le carré « Kill Miss America » ou « Twist My Sister ».

Beyond the Valley of the Murderdolls nous apporte une bonne bouffée d’humour, de riffs incisifs, de refrains implacables qui devrait plaire aux fans de tous styles, tant ce disque transcende les genres.

Véritable camouflet à l’Amérique bienpensante, au politiquement correct et aux musiques calibrées pour les supermarchés, cet album est la bonne surprise de cette rentrée métallique.

A noter qu’une version étendue est sortie avec six morceaux bonus.

@Denis Labbé




Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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