🟠 [Chronique] Gabrielle de Val – Time To Die (2026) par le Doc. 🟠  

4.6
(56)

Avec Time To Die, Gabrielle de Val signe un EP court mais particulièrement dense, où le rock mélodique sert de vecteur à une réflexion plus profonde sur la fin des cycles, la perte et la reconstruction.

Loin d’un simple exercice de style, ce mini-disque s’impose comme une œuvre cohérente, pensée comme un tout, à la fois musical et narratif.


Pour donner vie à ce projet, Gabrielle de Val s’entoure d’une équipe resserrée mais expérimentée. Elle assure bien sûr le chant et les chœurs, tandis que Tommy Denander prend en charge guitares, basse, claviers, ainsi que la production et le mixage.

À la batterie, Neil Anami apporte une assise solide et nuancée, complétée par les chœurs de Manuel Iglesias.

L’EP se conclut par un duo marquant avec Mick Devine, qui vient enrichir l’émotion du dernier titre. L’ensemble bénéficie d’une production élégante et puissante, typique du savoir-faire de Denander, laissant à chaque instrument l’espace nécessaire pour s’exprimer.


L’EP s’ouvre avec le morceau titre, Time To Die, véritable pierre angulaire du disque. Dès les premières secondes, l’ambiance est cinématographique et chargée de tension. Le titre fait directement écho au monologue final de Roy Batty dans Blade Runner, dont certaines lignes sont intégrées au texte. Musicalement, le morceau combine guitares incisives, rythme soutenu et refrain marquant. Le propos, sombre mais lucide, évoque la nécessité de laisser mourir certaines parts de soi pour pouvoir avancer. Gabrielle de Val y livre une prestation vocale habitée, à la fois puissante et émotionnelle.


Avec The Jig-Saw Man, l’EP adopte une approche plus introspective. Moins frontal, le titre mise sur une tension plus subtile, portée par des arrangements mélodiques soignés et une atmosphère légèrement plus sombre. La chanson explore l’idée de reconstruction personnelle, morceau par morceau, comme un puzzle émotionnel à recomposer. C’est un titre qui révèle une facette plus nuancée de l’écriture de Gabrielle, jouant davantage sur l’émotion que sur l’impact immédiat.


Shine vient ensuite apporter une respiration bienvenue. Plus lumineux, plus direct, ce morceau d’AOR moderne repose sur un refrain accrocheur et une dynamique positive. Sans renier la profondeur émotionnelle de l’EP, il ouvre une fenêtre vers l’espoir et la résilience. Les mélodies y sont particulièrement efficaces, et l’on sent une volonté assumée de proposer un titre fédérateur, capable de toucher un public plus large.


L’EP se conclut avec Hold On, un duo avec Mick Devine, qui tranche volontairement avec l’intensité des morceaux précédents. Plus posé, plus intime, le titre met en avant le dialogue entre les voix et une émotion à fleur de peau. C’est une chanson de soutien et de connexion humaine, qui referme Time To Die sur une note plus douce, presque réconfortante, sans jamais tomber dans la facilité.


Au final, Time To Die confirme Gabrielle de Val comme une artiste à part sur la scène rock mélodique actuelle. En seulement quatre titres, elle parvient à construire un univers cohérent, sincère et chargé de sens, où la force musicale va de pair avec une vraie profondeur émotionnelle.

Un EP qui se vit comme un court-métrage sonore : intense, marquant, et qui continue de résonner bien après la dernière note.


  • 📅 6 Fevrier 2026
  • 🏷️Pride & Joy Music

  • Time To Die
  • The Jig Saw Man
  • Shine
  • Hold On (feat. Mick Devine)

Note 16/20

Stay Tuned

Doc Olivier


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