
1. Too Hot to StopÂ
2. Waiting for TomorrowÂ
3. ViolationÂ
4. Burned by LoveÂ
5. Wild DogsÂ
6. You Keep Me Hangin’ On (The Supremes cover)Â
7. Rockin’ and Rollin’ AgainÂ
8. End of the LineÂ
9. No Sweet Talk, HoneyÂ
10. The Night Lives to Rock
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Carl Canedy : Batterie, ChantÂ
David « Rock » Feinstein : Guitares, ChantÂ
Garry Bordonaro : Basse, ChantÂ
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Label : Arista
AprÚs des débuts tonitruants, The Rods revient avec un nouvel album sur le label Arista qui semble croire en lui.
Deux singles seront dâailleurs extraits de ce nouvel opus. Ceux qui sâattendaient Ă une copie de lâalbum prĂ©cĂ©dent sont surpris ou déçus.
AprĂšs un changement de bassiste, le son du groupe a Ă©galement Ă©voluĂ©. En effet, le propos sâest un peu adouci, mĂȘme si le power trio nous dĂ©livre toujours des titres Ă©nergiques et des riffs puissants.
MalgrĂ© cela, le hard rock dĂ©bridĂ© de The Rods a Ă©tĂ© canalisĂ©, les morceaux mid tempo au refrain mĂ©lodiques dominent, sans pour autant sâabandonner Ă la mode des radios qui commencent Ă pointer son nez.
Avec « Too Hot to Stop », le premier single, nous sommes bien dans un hard rock Ă©pais, aux riffs carrĂ©s et Ă lâindĂ©niable puissance, qui donne envie de taper du pied.
Mais le son est plus clair, la production meilleure. Il en va de mĂȘme avec « Violation » un bon titre hard rock au refrain insidieux.
Si le groupe semble aller au plus simple, il va certainement au plus direct aussi, ce qui donne une impression dâurgence.
Pourtant, la prĂ©sence de « You Keep Me Hanginâ On », plus proche de la version de Vanilla Fudge que de celle de The Supremes, laisse entrevoir un lĂ©ger changement de cap.
Comme sur The Rods, avec « Ace in the Hole », le groupe semble vouloir Ă©largir son public. Cette inflexion se retrouve ainsi sur « Burned By Love » qui affiche lui aussi la couleur en incluant de jolies mĂ©lodies vocales Ă ce hard rock carrĂ© ou encore sur « End of the Line » chantĂ© Ă plusieurs voix, qui permet Ă David Feinstein de nous prouver quâil peut aussi nous offrir des solos gorgĂ©s de feeling.
MalgrĂ© cela, The Rods demeure une vraie formation adepte de titres rapides. « Wild Dogs » fait lâeffet dâun direct au foie, avec son riff tourbillonnant, son refrain aux chĆurs hallucinĂ©s et ses solos de guitare. On sent que le groupe veut en dĂ©coudre, comme câest aussi le cas sur « Rockin’ and Rollin’ Again » proche du southern rock, qui plonge ses racines dans le blues pour mieux les dynamiser.
Voisinant avec Krokus, « No Sweet Talk, Honey » se construit autour dâun riff Ă©nergique et dâun refrain assez simple, dans la lignĂ©e de ce que fait le groupe. Lâensemble fonctionne Ă merveille en nous conduisant dans un univers puissant caractĂ©ristique du hard rock de cette Ă©poque.
Mais The Rods sait aussi apporter de la nouveauté, comme sur « The Night Lives to Rock » dont les couplets sont chantés à plusieurs voix qui se répondent, ce qui apporte une réelle dynamique à ce titre déjà diablement efficace. Nous ne sommes pas loin de Y & T.
Moins immĂ©diatement abordable que lâalbum prĂ©cĂ©dent, Wild Dogs nâen demeure pas moins un bon album agrĂ©able Ă Ă©couter et aux guitares toujours aussi incisives.
@Denis Labbé
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