🟠 [Chronique] The Quill – Master Of The Skies (2026) par Harrag Melodica 🟠  

4.8
(53)

THE QUILL
Master of the Skies


Master Of The Skies
Dark City
You Cannot Kill My Soul
It’s Over
Son Of Light
If Tomorrow Never Comes
Now You Are Gone
Light Turns Low
Mastodon
Master Of The Skies (Reprise)


Entrons dans quelque chose de très intéressant…

La spiritualité des titres


The Quill continue de renouer avec une philosophie du Heavy Rock héritée de Black Sabbath,
mais sans tomber dans le simple hommage rétro.
Le fait que l’album commence et se termine par « Master Of The Skies » suggère une boucle.


L’album représente t-il une ascension, puis une retombée ?


Je perçois ce nouvel album comme une lutte contre la disparition de Black Sabbath, et c’est
précisément là que réside sa force.


Le poids des silences
Produit une nouvelle fois avec Erik Nilsson au 491 Studios, l’album possède une chaleur vintage où chaque note semble sortir d’un ampli Orange de 1971.


Les riffs respirent, les silences ont du poids, chaque note semble avoir un vécu.
The Quill utilise simplement cette lourdeur émotionnelle comme un langage.


Line up :
Le chanteur Magnus Ekwall joue un rôle central dans cette immersion.
Sa voix est marquée par le temps, capable de rugir comme de laisser apparaître une sensibilité
inattendue.
À la guitare, Christian Carlsson privilégie le groove et le poids émotionnel du riff.


Le bassiste Roger Nilsson apporte une profondeur essentielle au disque.
Sa basse ne suit pas simplement les morceaux, elle les ancre dans quelque chose de terrestre,
presque physique. (c’est exactement ce qu’il manquait à Jason Newsteed sur l’album And
Justice for All de Metallica).


Enfin, Jolle Atlagic, derrière les fûts, donne constamment du mouvement à l’ensemble.
Son jeu alterne entre retenue Doom & Hard Rock avec beaucoup de sens.


« The Quill n’aime pas le matériel neuf »


J’ai pensé qu’aucune grande marque (Marshall, Fender, Gibson) ne satisferait le groupe.
Cela a obligé les membres à « bricoler » son propre matériel pour obtenir ce son « ancien ».
Tout cela vient du fait que la mentalité du groupe propose toujours de faire les choses différemment,
tout en gardant ce côté Rock ‘ 71.
Et bien évidemment, c’est ainsi que le groupe obtient son style, ce n’est pas le même son lourd,
l’approche de la distorsion est différente.
Voilà pour la nuance.


Un track by track en 1 seule phrase
(L’idée serait de laisser votre imagination comprendre ce qu’il va lire)..


Master Of The Skies
Titre d’ouverture comme on ouvre une immense porte de pierre.
Dark City
En direction d’une ville froide et nocturne.
You Cannot Kill My Soul
Le cœur philosophique du disque.
It’s Over
Le morceau de la rupture, où chaque note semble suspendue dans l’air.
Son Of Light
Une lumière d’espoir ? Ou un dernier éclat avant l’extinction ?
If Tomorrow Never Comes
Le chanson la plus humaine de l’album.
Now You Are Gone
Un souvenir plus un silence laissé après une disparition.
Light Turns Low
L’un des plus beaux titres de l’album, sous influence de l’album EarthRise.
Mastodon
Et soudain, un monstre se réveille ?
Master Of The Skies (Reprise)
Titre de fermeture comme on ferme une immense porte de pierre.


Épilogue
Aces High
Puis vient ce moment étrange…
Ce pilote solitaire enfermé dans son cockpit semble traverser ses propres émotions de Master Of The Skies.
Autour de lui, des créatures fantastiques, des oiseaux fantomatiques, des monstres reptiliens et des silhouettes irréelles flottent comme des fragments d’inconscient échappés d’un vieux rêve
psychédélique de l’année 1971.


Pour terminer, plus l’on observe cette illustration, plus elle agit comme la musique elle-même,
jusqu’à devenir bien plus qu’une simple pochette, une véritable porte d’entrée émotionnelle vers l’univers de Master Of The Skies.


Un véritable album de Hard Rock !

Harrag Melodica 

Vinylestimes Classic Rock Radio

213Rock




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Harrag

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