👉 [Chronique] – Saxon – Carpe Diem (2022) – Denis LabbĂ©.

4.4
(66)

Carpe Diem (Seize the Day)
Age of Steam
he Pilgrimage
Dambusters
Remember the Fallen
Super Nova
Lady In Gray
All for One
Black is the Night
Living On the Limit
 
SAXON
BIFF BYFORD – 
Vocals 
PAUL QUINN – Guitar
NIGEL GLOCKLER – Drums 
DOUG SCARRATT – Guitar
NIBBS CARTER – Bass


Label: Silver Lining Music

Quarante-cinq ans aprÚs sa création, Saxon est non seulement toujours en vie, mais parvient à se réinventer sans renier ses racines.

Avec Carpe Diem, les Anglais nous dĂ©livrent un condensĂ© de puissance, de mĂ©lodies, de riffs inspirĂ©s et de crĂ©ativitĂ© qui fait plaisir Ă  entendre. S’appuyant sur une production Ă©norme, les dix compositions nous entraĂźnent dans un heavy metal enjouĂ©, toujours portĂ© par la voix intacte de Biff Byford, efficacement Ă©paulĂ©e par les guitares de Paul Quinn et Doug Scarratt.

L’ensemble pulse une Ă©nergie communicatrice qui fait du bien.

« Super Nova » Ă©crase tout sur son passage grĂące Ă  une section rythmique qui n’a jamais Ă©tĂ© aussi monstrueuse, tandis que « Dambusters » nous colle au mur Ă  grands coups de riffs implacables qui renouent avec les meilleurs titres du groupe.

Saxon fait plaisir Ă  se fans, leur donnant envie de secouer la tĂȘte en cadence sur « Age Of Stream Â» ou le fabuleux « Remember The Fallen Â», deux morceaux magnifiques qui voient le groupe explorer des sentes plus heavy qu’à l’accoutumĂ©e, sans jamais perdre son identitĂ©. L’essence de la New Wave Of British Heavy Metal est toujours prĂ©sente, mais nourrie au metal moderne.

C’est d’ailleurs ce qui fait la force de cet album. Saxon parvient Ă  conserver son Ăąme, tout en nous invitant sur des sentes inexplorĂ©es. « Lady In Gray Â» joue avec des ambiances propres au metal amĂ©ricain, tandis que le superbe « Carpe Diem (Seize The Day) Â» nous rappelle Accept et que le rassembleur « All For One Â» s’inscrit comme un futur hymne destinĂ© Ă  soulever les foules.

Le groupe retourne aussi Ă  ses premiĂšres amours, en insufflant une dose de hard rock dans son metal avec le mĂ©lodique « The Pilgrimage » qui Ă©voque le « Hell’s Bells » d’AC/DC, ainsi qu’on pouvait l’entendre sur son premier album.

Ce cĂŽtĂ© plus mĂ©lodique se retrouve sur « Black Is The Night » qui n’est pas sans rappeler certains morceaux de l’album Destiny, la puissance et le son en plus. Le solo de guitare prĂ©sent dessus fait d’ailleurs sortir Saxon de sa zone de confort.

L’album se clĂŽt sur le heavy « Living On The Limit » dont le riff du refrain Ă©voque celui du couplet de « Rapid Fire » de Judas Priest et le riff de « Wall Of Sound » de Killer.

Il nous offre un final plein de nuances qui rĂ©sume Ă  lui tout seul cet excellent album d’un Saxon toujours au sommet.

@Denis Labbé




Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant.

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