Def Leppard / Extreme – 08 Juillet- Paris By Dark Metal.

4.8
(83)

Def Leppard était de retour à Bercy, 38 ans après son dernier passage dans cette salle avec M.S.G en 1re partie et après 30 ans d’absence dans notre belle capitale (dernier passage au Zénith de Paris en 1996 pour la tournée Slang).

Un évènement majeur pour ce mastodonte de la NWOHBM.Le public est présent en nombre malgré des tarifs prohibitifs, mais le concert n’est pas Sold out.

Extreme ouvre le bal pour chauffer l’ambiance, bénéficiant de son décor représentant ses albums et d’une bonne partie de la scène. Ces excellents musiciens de Boston ont du métier et un album qui reste gravé dans nos mémoires, l’inoubliable « Pornograffitti » dont 4 titres sur les 10 du set seront interprétés « Decadence Dance, Get the Funk out et son intro groovy à la basse, Hole Hearted et la méga ballade reprise en chœurs par le public « More than Words ».

Nuno fait le show en nous étalant son talent non dépourvu d’un certain sens de l’humour. Gary n’est pas en reste, il gesticule dans tous les sens et communique parfaitement avec l’assistance qui semble globalement en phase.

Nous aurons droit à un titre de l’album « III sides to every story » l’excellent « Rest in Peace » légèrement altéré par un son un peu brouillon, puis 2 titres du dernier album qui personnellement ne m’a pas vraiment convaincu.

Le show sera ponctué par un vibrant hommage à Ozzy via un medley reprenant I don’t Know, Bark at the Moon, Crazy Train »

Après 1 heure de show et les acclamations de la salle, place au légendaire groupe Anglais, DEF LEPPARD.

« Rejoice » démarre les hostilités, nouveau single écrit en début d’année, ce titre au tempo médium et un brin trop soft n’est sûrement pas le choix le plus pertinent pour débuter le show.  

Un « Let it Go » aurait été plus efficace.« Animal » Un des gros hits issus de l’album sensationnel « Hysteria » repris par la foule déjà conquise. 

« Let’s get Rocked » une des perles de l’album « Adrenalise », un morceau festif, incontournable en live.

« Personal Jesus » une reprise de Depeche Mode qui fait un peu retomber l’ambiance. Un choix assez surprenant quand on connaît la qualité du répertoire de Def Leppard.

« Bringin’ On the Heartbreak et Switch 625 » 2 titres de l’album « High n Dry » et des souvenirs plein la tête, Switch 625, le fameux instrumental permettant de constater l’alchimie parfaite entre Phil Collen et Vivian Campbell est purement jubilatoire.

« Just Like 73 » Un titre assez « Pop/rock » bien dans la lignée des derniers albums du groupe, enregistré en collaboration avec le guitariste de légende Tom Morello après l’enregistrement de « Diamond Star Halos ». Le morceau est sympa, mais indéniablement,  il manque la patte « Mutt Lange » pour en faire un véritable classique.

« Rocket » toujours aussi efficace, un des nombreux hits d’Hysteria. Indispensable.

« Rock on » nouvelle reprise, cette fois de David Essex, de la bonne Pop, Joe Elliott en profite pour présenter Rick Savage, son ami de longue date, toujours aussi fringant qu’élégant, qui va interpréter un solo de basse assez simpliste, mais efficace, pour lancer ce titre.

Le seul moment fort sera de voir apparaître Joe Elliott au milieu des gradins pour la plus grande joie des fans présents. Un moment un peu pénible au final !

« Slang » un titre que j’adore, Nuno viendra prêter main forte à Vivian et Phil pour former un trio de guitaristes hors norme, un moment de magie sur fond de « Get up de James Brown », Joe en profitera pour saluer la foule en faisant le tour de l’Accor Arena, un superbe moment de complicité.

« Love Bites » le gros hit d’Hysteria, l’album le plus représenté lors de cette soirée. Une balade intemporelle qui a enflammé l’Accor Arena.

« Rock of Ages et Photograph » 2 grands Classiques de l’album culte « Pyromania », c’est le délire dans la fosse, les fans de la 1re heure sont en transe. J’espérais plus de morceaux de « Pyromania », mais il faut admettre que Joe Elliott n’a plus cette puissance vocale pour les interpréter correctement (grosse faiblesse quand il force).

Le set se terminera avec 3 rappels : When Love and Hate Collide Hysteria (With 1987-1993 bass intro)  Pour Some Sugar on Me3 titres pour conclure un show somptueux au niveau visuel, mais loin d’être exceptionnel.

L’émotion de retrouver nos Léopards était bien évidemment de mise, la cohésion et la complicité des protagonistes est flagrante.

Malheureusement le choix de la set-list pose question. 2 reprises, des titres clairement pas indispensables tels que :“Rejoice”, “White Lightning”, “Just Like ’73”, “When Love and Hate Collide” au détriment d un “Let it Go”, “Foolin”, “Rock Rock till you drop”, Die Hard the Hunter” etc….. qui aurait été plus judicieux.

Le choix du groupe lorgnant vers un Hard Pop depuis plusieurs albums, faisant de plus en plus l’impasse sur l’âge d’or du combo, peut paraitre surprenant voire dérouter les fans de la 1re heure.

Joe Elliott n’a plus la voix de ses 20 ans et cette nouvelle orientation plus « Soft » semble lui convenir à merveille.

L’époque de « High n Dry » et « Pyromania » semble un temps révolu mais qui n’altérera jamais notre vécu.

Setlist Rejoice  Animal  Let’s Get Rocked  Personal Jesus (Depeche Mode cover) Bringin’ On the Heartbreak  Switch 625  Just Like ’73  Rocket  Rock On (David Essex cover)  White Lightning Slang(with Nuno Bettencourt) (with interlude of “Get Up Offa That Thing” by James Brown & “Fame” by David Bowie)  Promises (with a capella intro) Armageddon It  Love Bites  Rock of Ages Photograph  Rappels:  When Love and Hate Collide Hysteria (With 1987-1993 bass intro)   Pour Some Sugar on Me

Franck


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