👉 [Chronique] –Pantera – Cowboys from Hell (1990) by Denis Labbé.



1. Cowboys from Hell
2. Primal Concrete Sledge
3. Psycho Holiday
4. Heresy
5. Cemetery Gates
6. Domination
7. Shattered
8. Clash with Reality
9. Medicine Man
10. Message in Blood
11. The Sleep
12. The Art of Shredding

Après trois albums de glam, puis l’arrivée de Phil Anselmo au chant à la place de Terry Glaze, Pantera fait une incursion dans le metal avec Power Metal, un opus assez moyen.

S’il laisse vaguement entrevoir un changement de style, il était impossible d’envisager ce qu’allait être Cowboys from Hell.

Mêlant thrash et heavy, en y incorporant une dose de groove qui va devenir sa marque de fabrique, Pantera signe une œuvre qui fait date en influençant une bonne partie de la scène metal des années 1990.

Autant dire qu’il y a un avant et un après Cowboys from Hell et que sans cet album, le metal moderne ne serait pas ce qu’il est.

Démarrant par l’éponyme « Cowboys from Hell », fortement influencé par Metallica pour le chant et Annihilator pour les riffs, cet album vibre d’une énergie communicatrice, qui repose à la fois sur le charisme de Phil Anselmo et la puissance du guitariste Diamond Darrell.

L’ensemble est épais, inventif, basé sur d’incessants changements de rythmes que l’on retrouve tout au long de cet opus, notamment sur l’étonnant « Domination » qui évoque Testament voire Megadeth, mais avec un indéniable sens du groove.

Soutenues par une section rythmique qui sait s’adapter à tous les styles, les compositions explorent des sentes inattendues, comme c’est le cas pour « Cemetery Gates », une fausse ballade aux ambiances horrifiques ou la pesante « The Sleep » aux mélodies entêtantes qui donne envie de taper du pied.

Si le groupe sait jouer avec les intensités, il n’est jamais aussi excellent que sur les titres rapides comme l’excellent « Primal Concrete Sledge » au chant halluciné, le superbe « Shattered » qui parvient à croiser Judas Priest et Annihilator, pour le plus grand bonheur des oreilles ou le thrash « Clash with Reality » qui pose les bases du groove metal, grâce à des lignes de chant jusqu’auboutistes et une indéniable science du riff.

Sous la houlette de Terry Date qui apporte enfin au groupe le son dont il avait besoin, Pantera pousse ses expérimentations aux limites du thrash grâce à un guitariste en état de grâce.

Et même si les influences de Pantera sont encore perceptibles, Metallica sur « The Art of Shredding » et « Heresy », Annihilator sur « Psycho Holiday », les apports du groupe sont indéniables et propulsent cet album vers des sphères nouvelles que les critiques vont appeler groove metal.

Ainsi, des titres comme « Medicine Man » qui lorgne du côté du jazz fusion et voisine avec Faith No More ou le lourd « Message in Blood » tracent les frontières de ce nouveau courant du metal, en mêlant mélodies vocales, riffs agressifs et structures complexes.

La critique ne s’y trompe pas et encense cet album, tandis que les fans de metal se jettent dessus, avides de nouveauté. Cowboys from Hell entre dans le Bilboard et dépasse le million de ventes.

@Denis Labbé





Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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