👉 [Chronique] – Suicide Bombers – All For The Candy (2024) by Denis LabbĂ©.

4.4
(67)

Cela faisait cinq ans que nous n’avions plus de nouvelles des NorvĂ©giens, dont le Murder Couture s’était avĂ©rĂ© bien sympathique.

Force est de constater que le quartet n’a rien perdu de son enthousiasme, de son sens de la mĂ©lodie et de son envie de faire la fĂȘte.

En dix titres, plus une intro et une outro délirantes, il nous redonne goût à la vie en cette période morose, en développant son monde de bonbons acidulés et de riffs acérés.

Chaque morceau est une ode Ă  s’éclater, Ă  pousser les fauteuils contre les murs et Ă  sauter en tous sens, comme ce jouissif « All For The Candy » qui emporte tout sur son passage grĂące Ă  son refrain imparable, ce sautillant « Dynamite Playboys » dans la plus pure tradition du glam, l’excitant « Last Call » au riff qui donne envie de taper du pied, ou l’entĂȘtant « Tonight Belongs To Us » dont on ne se lasse pas et que l’on a envie de repasser en boucle tant il nous rafraĂźchit le cerveau.

01. Intro – Candy Girls Worldwide
02. Dynamite Playboys
03. Take It Off
04. Tonight Belongs To Us
05. Out Of Love
06. You Better Believe It
07. All For The Candy
08. Caligulizer
09. Videodrome 2049
10. Last Call
11. Where Time Always Goes
12. Outro – Fin De Cette Motherfucking Transmission

Suicide Bombers nous prend aux tripes pour ne plus nous lĂącher, nous assĂ©nant des morceaux indispensables : le dĂ©jantĂ© « Caligulizer » qui nous met la banane, des refrains ciselĂ©s : « Out Of Love » Ă  mettre dans toutes les playlists, des mĂ©lodies savamment Ă©laborĂ©es : le subtil « Videodrome 2049 » et des chƓurs fĂ©dĂ©rateurs : les superbes « Take It Off » et « You Better Believe It » qu’il faudrait enseigner dans toute bonne Ă©cole de musique.

Loin des modes post-metal et brutal death, Suicide Bombers nous rappelle que la musique est avant tout un remĂšde contre la morositĂ© ambiante, et qu’elle peut devenir une ode Ă  la vie et Ă  la joie. Les thĂšmes abordĂ©s tournent autour de la fĂȘte, du sexe et de l’amour, Ă  travers des mĂ©taphores et des doubles sens qui ne plairont pas Ă  tout le monde, mais qui nous rappellent les annĂ©es 1980.

Associant l’insouciance du Mötley CrĂŒe des dĂ©buts, la folie de Ratt des annĂ©es 1980, le sens du riff de Poison et la touche sleaze des Murderdolls, Suicide Bombers nous livre un album unique !

La grosse claque de cette nouvelle annĂ©e !

@ Denis Labbé


Denis Labbé
Chroniqueur
A propos : [wp-svg-icons icon="point-right" wrap="i"] Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongĂ© dans le metal dĂšs l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en Ă©crivant qu’en chantant. [wp-svg-icons icon="lightning" wrap="i"]


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