📅 Frontiers Rock Festival 2026 – Day 2 by Le Doc.

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Photo credit: Roberto Villani

Après une première journée marquée par l’émotion immense provoquée par Giant et les hymnes intemporels de Starship, le Frontiers Rock Festival 2026 retrouvait le Live Club de Trezzo sull’Adda pour une deuxième journée beaucoup plus électrique et musclée.

Dès le début d’après-midi, on sentait clairement que cette Day 2 allait monter en puissance heure après heure jusqu’à un final totalement explosif. 


Autour de la salle italienne, l’ambiance était déjà incroyable et tout le monde discuté du concert de la veille en attendant avec impatience trois groupes qui concentraient énormément d’attentes : Heavens Edge, H.E.A.T. et Night Ranger.


Trois visions différentes du hard rock mélodique. Trois générations. Mais une même passion brûlante pour les grandes mélodies et les refrains fédérateurs.


La journée démarrait avec Fighter V, les Suisses ouvrant parfaitement les hostilités grâce à leur hard rock très inspiré des grandes heures américaines des années 80. Énergiques, sincères et déjà très solides sur scène, ils ont rapidement réveillé un public encore en train de remplir progressivement le Live Club.


Hell In The Club prenait ensuite le relais dans une ambiance beaucoup plus festive. Les Italiens ont transformé la salle en véritable party rock’n’roll avec leur mélange ultra efficace de glam, sleaze et hard rock moderne. Sourires, refrains immédiats, interaction permanente avec le public… le groupe jouait à domicile et cela se ressentait totalement. 


Atlantic ramenait ensuite le festival vers des territoires plus AOR classiques.

 

Frontiers 2026

Au milieu d’une deuxième journée déjà particulièrement riche du Frontiers Rock Festival 2026, entre le hard rock américain authentique de Heavens Edge et l’explosion scénique de H.E.A.T., un groupe a parfaitement réussi à imposer sa propre identité : Degreed.


Et franchement, les Suédois ont livré bien plus qu’un simple “bon concert”. Ils ont confirmé qu’ils sont aujourd’hui l’un des groupes les plus solides, crédibles et inspirés de toute la scène melodic rock moderne.
Depuis plusieurs années, Degreed construit son ascension avec une régularité impressionnante.


À plusieurs moments, on sent même les musiciens surpris par l’accueil réservé par le public italien.

Et finalement, Degreed a parfaitement joué son rôle dans cette deuxième journée du Frontiers Festival :faire monter progressivement la pression avant l’arrivée de H.E.A.T.


Mais au-delà de cela, le groupe a surtout rappelé une chose essentielle :
Le melodic rock moderne possède aujourd’hui une nouvelle génération capable non seulement de faire vivre cet héritage… mais aussi de lui donner un véritable avenir.


Et à Milan, Degreed a clairement prouvé qu’il faisait désormais partie des leaders de cette nouvelle vague.

Frontiers 2026

Lorsque Heavens Edge monte sur scène, quelque chose change immédiatement dans l’atmosphère du festival.


On quitte un instant l’univers ultra calibré du melodic rock moderne pour retrouver cette sensation typiquement hard rock US du début des années 90. Ce mélange unique de puissance, de groove et de feeling qui faisait toute la force de groupes capables d’être mélodiques sans jamais perdre leur côté brut.


Originaire de Philadelphie, Heavens Edge reste un groupe culte pour énormément de passionnés de hard rock américain. Leur carrière n’a peut-être jamais atteint les sommets commerciaux de certains géants du genre, mais leur réputation auprès des connaisseurs reste immense. 


Et ce concert l’a parfaitement rappelé.
Dès les premiers riffs, le Live Club s’est retrouvé plongé dans une atmosphère beaucoup plus “street”, presque bluesy par moments, mais toujours incroyablement puissante.


Mark Evans impressionne immédiatement par sa présence vocale. Sa voix possède toujours ce grain typiquement américain capable de mêler agressivité, émotion et feeling avec une facilité déconcertante.

Derrière lui, les guitares déroulent des riffs massifs et des solos remplis d’âme.
Mais surtout, Heavens Edge dégage une sincérité incroyable. Le groupe ne cherche jamais à en faire trop. Tout semble naturel.Authentique.Vécu.


Et cette authenticité touche immédiatement le public du Frontiers Festival.
Des titres comme “Skin To Skin”, “Find Another Way” ou “Play Dirty” déclenchent une énorme réaction dans la salle.

Beaucoup de fans semblaient attendre ce moment depuis des années. Et plus le concert avançait, plus l’intensité émotionnelle montait.
Probablement l’un des concerts les plus sincères et authentiques du week-end.

Frontiers 2026

Mais lorsque les lumières se sont éteintes avant l’entrée de H.E.A.T., le festival tout entier a changé de dimension.
Une immense clameur traverse le Live Club. Puis le groupe arrive sur scène.Et immédiatement… l’explosion.


Aujourd’hui, H.E.A.T. n’est plus simplement un groupe apprécié de la scène melodic rock moderne.

Les Suédois sont devenus les véritables héritiers du grand arena rock des années 80. Là où beaucoup de formations jouent la nostalgie, H.E.A.T. apporte quelque chose de beaucoup plus vivant : une énergie moderne, sauvage et totalement incontrôlable. 


Et en live, le groupe est tout simplement monstrueux.
Impossible de détourner les yeux de Kenny Leckremo. Le chanteur semble possédé par la musique. Il saute partout, harangue la foule, grimpe sur les retours et transforme chaque refrain en hymne géant repris par toute la salle.


Mais malgré cette puissance, H.E.A.T. conserve toujours ce côté profondément humain et généreux qui crée une connexion immédiate avec le public.


À plusieurs moments, on avait presque l’impression d’assister à un concert d’arena américain dans une salle beaucoup plus intime.

Cette proximité rendait l’expérience encore plus intense.
Le groupe défendait principalement son excellent album Welcome To The Future, mais les anciens morceaux déclenchaient une réaction tout simplement phénoménale.


Le Frontiers Festival venait probablement de vivre l’un des concerts les plus explosifs de son histoire récente.

Frontiers 2026

Après un tel ouragan, beaucoup se demandaient comment Night Ranger allait réussir à maintenir cette intensité.


Et pourtant…
Dès les premières notes, le groupe américain a rappelé pourquoi il reste une légende absolue du hard mélodique.


Là où H.E.A.T. joue sur l’explosion permanente, Night Ranger touche quelque chose de plus profond. Quelque chose qui appartient à l’histoire même du rock américain.
Et immédiatement, l’atmosphère du Live Club change. Avec Night Ranger, ce n’est plus seulement un concert.

C’est une plongée dans toute une époque.
Jack Blades possède toujours ce charisme incroyable qui donne l’impression qu’il joue devant une immense famille. Kelly Keagy a parfois du mal avec sa voix mais tout est immédiatement reconnaissable et les harmonies vocales du groupe restent absolument magnifiques.


Le groupe démarre pied au plancher avec “(You Can Still) Rock In America”. Instantanément, le Live Club explose. Le public chante déjà chaque refrain comme s’il assistait à un concert de retrouvailles avec une vieille partie de sa vie.


Sur scène, Jack Blades joue parfaitement son rôle de maître de cérémonie. Son charisme naturel et sa proximité avec le public donnent presque l’impression d’assister à une réunion de famille géante autour du hard rock américain.

À ses côtés, Brad Gillis continue d’impressionner avec ce toucher immédiatement reconnaissable qui a tant marqué l’identité sonore du groupe depuis les années 80.


« Coming Of Age”, “Come Again” et “High Enough” des Damn Yankees, (Que j’aimerais voir !) apportent soudain une autre couleur au concert et rappellent à quel point l’histoire musicale des membres de Night Ranger dépasse largement le cadre du groupe lui-même.


Le groupe enchaîne ensuite avec “When You Close Your Eyes” avant de conclure le concert sur l’immense “Don’t Tell Me You Love Me”.


Que dire quand le groupe joue autant de titres de 7Wishes et Dawn Patrol. Rien j’adore !!!!!

Et lorsque les lumières se rallument finalement dans le Live Club, un sentiment très particulier flotte encore dans l’air.
Celui d’avoir assisté à un concert porté non pas par la nostalgie… mais par des chansons devenues plus fortes que le temps lui-même.

Frontiers 2026

Stay Tuned

Doc Olivier


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