Voilà un premier album qui mérite que l’on s’y attarde. Formé à Stockholm fin 2023, Bloodstain n’a pas perdu de temps. Après l’EP I Am Death en 2024 et plusieurs passages remarqués sur scène, le quatuor suédois passe à la vitesse supérieure avec Bloodstain, son premier album, sorti le 25 septembre 2026 chez Threeman Recordings.
Derrière cette pochette se cachent quatre jeunes musiciens : Oskar Lindroos au chant et à la guitare, Tobias Lindström à la guitare, Jonathan Thyberg à la basse et Benjamin Norgren à la batterie. Et ce qui frappe rapidement, c’est leur capacité à faire cohabiter Heavy Metal traditionnel, NWOBHM et Thrash Metal, sans donner l’impression d’une simple copie des anciens.
« Annihilation Line » ouvre l’album sur près de six minutes. L’introduction prend son temps avant que les guitares ne viennent installer une ambiance très Heavy Metal traditionnel. Mélodie, changements de rythme et premières envolées de guitares : Bloodstain annonce immédiatement ses intentions.
Mais avec « Something Sinister », les Suédois sortent véritablement les crocs. Le riff devient plus sombre et plus lourd, avec forcément quelques réminiscences du Metallica du début des années 90 et de la Bay Area. Pas question pourtant de singer les maîtres : Bloodstain possède déjà suffisamment de personnalité pour rendre l’exercice intéressant.
« I Am Death », déjà présent sur leur premier EP, durcit encore le ton. C’est direct, agressif et surtout porté par cette énergie propre aux jeunes groupes qui jouent comme si chaque morceau pouvait être le dernier.
Et les guitares restent au centre de tout. « Carved Into Stone » puis « Taint Me » confirment cette capacité à passer du Heavy au Thrash sans perdre le sens de la mélodie. Taint Me, avec son refrain taillé pour être repris en concert, possède d’ailleurs tout pour devenir l’un des morceaux forts de leurs prochains shows.
La seconde moitié reste solide. « Disdained » conserve la pression, avant que « Lies Bleeding Through » ne retrouve un galop très eighties. « Conspiracy » joue davantage sur les ambiances et les changements de dynamique, tandis que « Faceless Dealer » remet les riffs en avant.
Enfin, « Banner Of Supremacy » termine le disque comme il avait commencé : sans retenue. Un dernier morceau puissant qui rappelle surtout que Bloodstain pense déjà beaucoup sa musique pour la scène. Et vu le parcours du groupe — jusqu’au Hellfest 2026 avant même la sortie de ce premier album — on comprend pourquoi.
Ce qui me plaît avec Bloodstain, c’est finalement assez simple : ces quatre jeunes Suédois jouent une musique dont les racines remontent bien avant leur naissance, mais ils la jouent avec leur propre énergie.
On entend Metallica, la NWOBHM, le Thrash américain et tout un pan du Heavy Metal des années 80. Les influences restent parfois très visibles et Bloodstain devra encore affirmer totalement son identité. Mais pour un premier album, le niveau d’écriture et surtout le travail des guitares sont déjà franchement impressionnants.
Et il y a quelque chose de rassurant à entendre une nouvelle génération prendre autant de plaisir à jouer des riffs, des solos et de vrais refrains Heavy Metal.
Chez Vinyles Times, on ne va donc pas chercher plus compliqué : Bloodstain est un très bon premier album, imparfait certes, mais bourré d’envie et surtout de promesses.
Le Heavy Metal n’a décidément aucun problème de relève. Gardez bien le nom Bloodstain quelque part. On risque d’en reparler. 🤘🔥
Découvrir l’album:
À écouter en priorité : Annihilation Line • Something Sinister • I Am Death • Taint Me • Lies Bleeding Through • Banner Of Supremacy
Label: Threeman Recordings
Note 17,5/20
Stay Tuned
Doc Olivier



