👉 [Chronique] – Vulcain – Desperados (1985) by Denis Labbé.



1. Approche (instrumental)      
2. Blueberry Blues
3. Richard
4. Sur La Route
5. Comme Des Chiens
6. Fuck The Police
7. Sweet Lorraine
8. Le Verre De Trop
9. Si Tu Bats De L’Aile
10. Pour Un Soir
11. Soldat

Label : Riff Records / Virgin

Après un premier album bien accueilli par la critique et les fans, Franck Vilatte quitte le groupe pour être remplacé par Marc Varez qui enregistre l’EP « La Dame de fer » puis ce deuxième opus, plus varié et moins monolithique que Rock’n’Roll Secours.

Signé sur Riff Records, le label de leur producteur Elie Benalie, Desperados bénéficie d’une distribution par Virgin et d’un son plus riche et plus dynamique que sur le premier album.

Démarrant par « Blueberry Blues » un brûlot à l’ambiance très américaine, Desperados se démarque des compositions passées et notamment des influences Motörhead pour nous livrer un heavy metal plus chaud, sans pour autant abandonner puissance et énergie.

Le riff principal est acéré, mais les apports de blues au milieu du morceau nous montrent un groupe plus mature.

On sent d’ailleurs les musiciens plus réfléchis, mais toujours en colère contre le système, sur le speed « Fuck The Police », aux paroles un peu faciles, mais qui fonctionne à l’époque sur les jeunes.

Construit de la même façon, notamment sur les couplets, « Le Verre De Trop » est appuyé par un saxophone qui épaissit le son et le rend plus chaleureux.

Les arrangements sont de qualité, comme sur le subtil « Sur La Route » dont il faut écouter les ajouts de triangle sur les couplets, ou sur « Soldat », qui renvoie à Tank avec son énergie punk et son côté crade.

Le rythme de ces deux titres est rapide, alternant les riffs plaqués et les soli incendiaires. La proximité de la New Wave Of British Heavy Metal se retrouve également sur « Pour Un Soir », dont le riff voisine avec ceux de Savage ou Jaguar, une nouveauté pour le groupe.

On le comprend aisément, Vulcain a progressé, aussi bien dans sa musique que dans ses paroles. Avec « Richard », le groupe aborde le deuil d’un ami sur une base de blues, montrant que les musiciens savent faire autre chose qu’imiter Motörhead.

Ce blues est également présent lors de l’introduction de « Si Tu Bats De L’Aile » à l’ambiance hard rock 1970 qui surprend mais qui, avec le recul, est d’une étonnante richesse.

Ces influences plus hard rock se retrouvent sur le groovy « Comme Des Chiens » dont le refrain carré et simple fait mouche, ou sur l’excellent et rapide « Sweet Lorraine » qui est coupé en son milieu par une jolie partie instrumentale blues rock.

Musicalement supérieur à Rock’n’Roll secours, Desperados déroute certains fans de la première heure, mais en attire de nouveaux, surtout que le groupe ne cesse de tourner pour le promouvoir.

@Denis Labbé






Denis Labbé
Chroniqueur
A propos :  Ecrivain et chroniqueur, Denis a plongé dans le metal dès l’adolescence. Il a vite compris qu’il faisait moins de bruit en écrivant qu’en chantant.

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