🟠 [Chronique] Signum Regis – Beyond Spacetime (2026) par le Doc. 🟠  

4.7
(96)
 

Avec Signum Regis, on retrouve cette école du Power Metal européen qui privilégie les compositions travaillées, les guitares mélodiques et les refrains fédérateurs. Depuis ses débuts, la formation slovaque menée par le bassiste Ronnie König s’est progressivement construit une réputation auprès des amateurs de Heavy et de Power Metal, notamment grâce à des albums comme Exodus, Chapter IV: The Reckoning ou Undivided.

Avec Beyond Spacetime, le groupe poursuit son exploration d’un univers musical où les influences de Helloween, Stratovarius ou encore Symphony X se rencontrent, sans pour autant chercher à reproduire systématiquement les recettes de ces formations.

Et ce qui caractérise Signum Regis, c’est justement cette volonté de proposer un Power Metal mélodique qui ne repose pas uniquement sur la vitesse.

La particularité de ce huitième album studio, sorti le 9 octobre 2026 chez Fireflash Records, réside dans son impressionnant casting vocal.

Plutôt que de confier l’ensemble des douze compositions à un seul chanteur, Signum Regis réunit plusieurs voix bien connues de la scène Metal : Tim « Ripper » Owens, Ralf Scheepers, Matt Smith, Johnny Gioeli, Tasos Lazaris et David Åkesson, sans oublier les anciens chanteurs du groupe, Mayo Petranin et Jota Fortinho.

« Time To Pay », avec Tim « Ripper » Owens, ouvre l’album en affichant clairement les ambitions du groupe. On retrouve cette orientation Heavy/Power Metal, directe et énergique, qui met naturellement en valeur la puissance vocale de l’ancien chanteur de Judas Priest.

Avec « Back To Zero », puis « Free Again », Signum Regis reste fidèle à son univers mélodique. Les guitares occupent une place centrale, mais le groupe cherche également à apporter suffisamment de variations pour éviter une simple succession de morceaux rapides.

« Throne Of Gold » constitue l’un des principaux arguments de l’album. La présence de Matt Smith de Theocracy au chant et de Victor Smolski, ancien guitariste de Rage, pour un solo apporte une véritable dimension supplémentaire à cette composition ambitieuse.

Le morceau-titre « Beyond Spacetime », interprété par Tasos Lazaris, représente également l’une des pièces maîtresses du disque. Rapide, aventureux et particulièrement mélodique, il illustre cette volonté de Signum Regis de conserver l’esprit du Power Metal traditionnel tout en lui donnant davantage d’ampleur.
 
La suite réserve encore plusieurs collaborations intéressantes. « Into The Rabbit Hole » réunit David Åkesson et Mayo Petranin, tandis que « Echoes Of Glory » associe Jota Fortinho et Mayo Petranin. Deux morceaux qui permettent de retrouver différentes périodes de l’histoire du groupe.

Enfin, « Waterfall » et « Morning Dawn » bénéficient de la présence de Ralf Scheepers, dont la voix puissante convient particulièrement bien à cet univers.

Mais cette accumulation d’invités possède également son revers. À force de changer régulièrement de chanteur et de multiplier les arrangements, Beyond Spacetime manque parfois d’une véritable continuité. Les qualités individuelles sont indéniables, mais l’ensemble peut donner une impression de dispersion. C’est d’ailleurs une réserve également formulée par Metal Hammer dans sa critique du disque.
 
Avec Beyond Spacetime, Signum Regis propose un album ambitieux, riche en collaborations et solidement ancré dans le Power Metal européen.

La qualité des musiciens n’est évidemment pas en cause. Les guitares sont présentes, les compositions sont travaillées et le casting vocal constitue à lui seul une excellente raison de découvrir le disque.

Pourtant, on aurait parfois aimé davantage de cohésion et quelques refrains réellement inoubliables. L’accumulation de talents ne suffit pas toujours à transformer un bon album en grand album.

À l’approche de ses vingt ans d’existence, le groupe slovaque démontre qu’il possède encore de belles ambitions. Beyond Spacetime n’est peut-être pas son album le plus homogène, mais il reste une proposition intéressante pour les amateurs de Power Metal mélodique.

Un disque généreux, parfois un peu trop chargé, mais qui mérite largement qu’on lui accorde plusieurs écoutes.

 

 


  1. Time To Pay
  2. Back To Zero
  3. Free Again
  4. Throne Of Gold
  5. Midnight Train
  6. Beyond Spacetime
  7. Into The Rabbit Hole
  8. Echoes Of Glory
  9. Demon Lord
  10. Waterfall
  11. Morning Dawn
  12. A Dream Or Two

Découvrir l’album:

À écouter en priorité : Joker • Bite My Tongue • Fuego Del Sol • Supernova • The North Will Rise • The Forge

Label: Fireflash Records

Note 16,5/20

Stay Tuned

Doc Olivier


Doc Olivier
Animateur
A propos: Olivier est le créateur de la radio vinylestimes et anime l'émission Last Ride le Dimanche à 18 Heures.
Président de l'association vinylestimes
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