
1. Call to Arms
2. Fight for Freedom
3. Nessun Dorma
4. Valhalla
5. Swords in the Wind
6. An American Trilogy
7. The March
8. Warriors of the World United
9. Hand of Doom
10. House of Death
11. Fight Until We Die
Label : Nuclear Blast
Six ans aprĂšs Louder Than Hell, Manowar propose enfin un nouvel album, le deuxiĂšme avec le guitariste Karl Logan.
Produit par le groupe et enregistré dans une qualité super CD, il contient huit nouveaux titres, un court instrumental et deux reprises, sans pour autant modifier la ligne musicale suivie par les Américains depuis leurs débuts.
Alternant hymnes guerriers et hommages Ă leurs fans, Manowar aligne en majoritĂ© des compositions aux rythmes lents ou mĂ©diums, portĂ©es par des chĆurs Ă©normes et des arrangements grandiloquents, comme câest le cas sur « Fight for Freedom » qui Ă©voque Ă la fois une bande originale de film et une musique militaire.
Evacuons les deux reprises. Tout dâabord « Nessun Dorma » de lâopĂ©ra Turandot de Puccini, souvent chantĂ© en concert pour les fans italiens.
Eric Adams lâinterprĂšte convenablement, mais sans doute pas avec le talent dâun tĂ©nor. Autre cadeau aux fans, cette fois amĂ©ricains, « An American Trilogy », un medley de chansons folkloriques rassemblĂ© par Mickey Newbury et immortalisĂ© par Elvis Presley. LâintĂ©rĂȘt de ces deux titres est assez rĂ©duit.
Afin de poursuivre dans lâappel du pied prononcĂ© Ă ses fans, le groupe leur offre « Warriors of the World United », une chanson de marche militaire binaire, au refrain fĂ©dĂ©rateur, coupĂ©e par un passage plus lĂ©ger et sur laquelle la guitare joue assez peu, supplantĂ©e par la basse et la batterie.
Plus puissant et plus rapide, « Call to Arms » nous renvoie aux premiers albums de Manowar avec son riff carrĂ©, sa batterie monumentale et son refrain soutenu par des chĆurs guerriers. Un bon morceau pour ouvrir les hostilitĂ©s et sans doute le meilleur morceau de lâalbum.
Deux compositions lentes et poignantes viennent apporter un peu de pathos au milieu des hymnes. Tout dâabord « Swords in the Wind » introduite par « Valhalla » et qui, toutes deux, Ă©voquent les Vikings, ainsi que lâinstrumental « The March » qui tient plus de la bande originale de film que du morceau de metal.
Heureusement, lâalbum se termine sur trois morceaux furieux, propulsĂ©s par une section rythmique efficace, et des riffs intĂ©ressants sans ĂȘtre exceptionnels. « Hand of Doom » est une cavalcade au son Ă©norme, abordant des thĂšmes guerriers habituels pour le groupe.
Elle est suivie par le brouillon « House of Death », dont la plupart des riffs plaqués sont assez médiocres et que seule la batterie semble tenir à bout de baguettes.
Lâalbum se clĂŽt sur « Fight Until We Die », un bon titre rapide, mais qui prouve une nouvelle fois que Karl Logan est loin de valoir Ross-the-Boss et David Shankle.
Sans doute aurait-il mieux fait de se concentrer sur son jeu que sur des vidĂ©os pĂ©dophilesâŠ
Warriors of the World est un album correct, dĂ©sĂ©quilibrĂ©, qui manque dâune vraie unitĂ© et qui malheureusement annonce le dĂ©clin de Manowar qui compose de moins en moins et livre des chansons moins inspirĂ©es quâauparavant.
La suite de la carriĂšre du groupe nâest quâune accumulations de scandales, dâalbums mĂ©diocres et dâannulations de concerts. Un Spinal Tap grandeur nature⊠Et câest un fan de la premiĂšre heure qui vous en parleâŠ
@Denis Labbé

