👉 [Chronique] – Lord Of The Lost – OPVS NOIR Vol. I (2025) by Harrag Melodica.

4.4
(62)

Dans OPVS NOIR Vol. I, il y a deux façons de voir les choses.
La premiĂšre est celle que tout le monde peut percevoir, ce qui est visible, audible, des chansons aux mƓurs sombres & théùtrales.


Le premier niveau est la forme, le second est l’essence, l’un est le corps, l’autre est l’ñme.
Et c’est dans cette ñme que le groupe puise sa puissance.

Il existe une seconde dimension, plus secrĂšte, plus Ă©sotĂ©rique, celle des sens cachĂ©s, des symboles voilĂ©s, de l’essence mĂȘme de ce que Lord of the Lost souhaite transmettre.


DerriÚre les rituels sonores, les codes du Dark Metal, on perçoit un appel silencieux, quelque chose de plus ancien, de plus profond.

Mais encore faut-il ĂȘtre prĂȘt Ă  l’entendre
 Car l’Ă©criture ne se livre pas Ă  n’importe qui, elle attend…
Elle attend que tu sois prĂȘt, que tu aies la capacitĂ© de dĂ©passer le visible pour rencontrer le vrai.
Et cet album, justement, est une invitation Ă  Ă©couter avec l’oreille, mais aussi avec l’intuition, et l’ombre en soi.

Voici un «track by track» explicatif du nouvel album OPVS NOIR Vol. 1 de Lord of the Lost, attendu pour ce 8 août 2025.

Ce nouvel album marquera un virage artistique plus théùtral, gothique et orchestral. Chaque titre mĂȘle Ă©motion brute, expĂ©rimentations sonores et collaborations marquantes :

Bazaar Bizarre

Un morceau d’ouverture flamboyant et dĂ©cadent. Le groupe y dĂ©peint un monde absurde et carnavalesque, entre Goth Cabaret & Dark Metal. La production est dense, riche en orchestrations et rythmiques martiales.

C’est une plongĂ©e dans un univers fantasmagorique oĂč les masques tombent et la vĂ©ritĂ© dĂ©range.

My Sanctuary

Une chanson introspective, sombre mais apaisĂ©e, dans laquelle Chris Harms chante la recherche d’un refuge intĂ©rieur. Le contraste entre la lourdeur des guitares et la dĂ©licatesse des orchestrations donne un sentiment de protection au cƓur du chaos.

Light Can Only Shine In The Darkness (feat. Within Temptation)

Une collaboration puissante avec Sharon den Adel. Ce duo sublime dĂ©veloppe une tension dramatique entre espoir et dĂ©sespoir (Dans la mĂȘme vibe que le single rĂ©alisĂ© avec Tarja turunen Paradise (what about us?)

 Le thĂšme central du titre explique que la lumiĂšre n’existe que grĂące Ă  l’ombre. Le morceau alterne passages calmes et envolĂ©es symphoniques typiques des deux groupes.

Ça va loin n’est ce pas ?

I Will Die In It

Probablement le morceau le plus nihiliste de l’album. Il traite de la spirale Ă©motionnelle dans laquelle on s’enferme parfois consciemment.

L’absence d’amour trĂšs tĂŽt dans la vie peut symboliser une enfance marquĂ©e par le

vide affectif, jusqu’Ă  en mourir ?

La voix de Chris y est hantée, presque désincarnée.

Une production industrielle et rugueuse renforce la noirceur du propos.

Moonstruck (feat. Stimmgewalt)

Avec la chorale Stimmgewalt, Lord of the Lost explore le romantisme tragique et mystique. Ce titre Ă©voque la perte de contrĂŽle sous l’influence lunaire, dans une ambiance gothico-mĂ©diĂ©vale majestueuse, digne d’un opĂ©ra noir. Les harmonies chorales y sont envoĂ»tantes.

Damage (feat. Whiplasher Bernadotte – Deathstars)

Un duo abrasif et Ă©lectro-industriel. Whiplasher apporte une tension glaciale, presque sadique, au texte qui parle de destruction Ă©motionnelle. Le beat est martial, les riffs lourds. Ce morceau s’adresse aux fans des premiers albums de Deathstars et de Rammstein.

Comme une «Midnight Party» ?

 Ghosts (feat. Tina Guo)

Un moment suspendu. Tina Guo, cĂ©lĂšbre violoncelliste sino-amĂ©ricaine, apporte une dimension cinĂ©matographique & mĂ©lancolique. «Ghosts» Ă©voque les souvenirs persistants et les douleurs qui hantent, mĂȘme en silence.

La chanson semble parler de présence invisible, de souvenirs ou de douleurs qui hantent à travers

un voile rouge.

Lord of the Lost y brille par sa sensibilité gothique et épurée.

Lords Of Fyre (feat. Feuerschwanz)

Un hymne guerrier, festif et paĂŻen, oĂč Feuerschwanz injecte leur Ă©nergie mĂ©diĂ©vale. Les deux univers fusionnent autour de rythmes tribaux, guitares flamboyantes et chƓurs Ă©piques. Le morceau cĂ©lĂšbre la renaissance par le feu, la purification et la reconquĂȘte de soi.

Les deux groupes seront en tournĂ©e durant le mois d’Octobre en Allemagne pour 7 dates..

The Things We Do For Love

Une ballade douce et amĂšre. Elle parle des sacrifices, parfois absurdes ou destructeurs, que l’on accepte par amour. Une instrumentation Ă©purĂ©e au piano et des cordes subtilement dosĂ©es rendent le message plus poignant. L’émotion est Ă  fleur de peau.

The Sadness In Everything (feat. Anna Maria Rose)

Une chanson à deux voix pleine de fragilité. Elle explore la beauté cachée dans la tristesse universelle. Anna Maria Rose (Tales of Time) offre une voix éthérée qui dialogue avec celle de Chris Harms dans une ambiance néo-classique et dépouillée.

Dreams Are Never Alone

Un final lumineux & cinématique.

Ce titre symbolise l’espoir collectif et la rĂ©silience. Il affirme que, malgrĂ© les tĂ©nĂšbres, nos rĂȘves sont portĂ©s par tous ceux qui ont osĂ© rĂȘver avant nous. La conclusion parfaite d’un voyage qui purifie, libĂšre des Ă©lĂ©ments considĂ©rĂ©s comme impurs.

Eyes of a Stranger 

Conclusion

Opvs Noir Vol. I n’est pas un simple album. C’est un nom qui Ă©voque l’élĂ©gance d’un passĂ© classique mĂȘlĂ©e Ă  l’obscuritĂ© du prĂ©sent, propsant un pont mystĂ©rieux entre deux mondes.

Ce premier acte d’une trilogie annonce une Ɠuvre ambitieuse, pensĂ©e comme une succession de rituels, de rĂ©vĂ©lations, et d’invitations Ă  la transcendance.

Ce qui rend ce chapitre si spĂ©cial, c’est cette sensation d’un appel silencieux. Quelque chose murmure Ă  travers les arrangements, les symboles, les mots : « DerriĂšre les pratiques visibles, se cache un ocĂ©an de vĂ©ritĂ©s» (Carl Gustav Jung). Mais encore faut-il ĂȘtre prĂȘt Ă  l’entendre, car la vĂ©ritĂ© ne se donne jamais Ă  celui qui ne la cherche pas. Elle attend, patiente, derriĂšre le voile.

Opvs Noir Vol 1 est donc une quĂȘte. Et si tu veux en atteindre le noyau, il te faudra d’abord avoir le courage de briser l’écorce. Ce n’est que le dĂ©but, les prochains volumes s’annoncent dĂ©jĂ  comme des chapitres riches en surprises et en collaborations inattendues.

Lord of the Lost signe ici bien plus qu’un album, un rituel, une Ă©nigme, une Ɠuvre Ă  dĂ©chiffrer.

Le contexte est puissant !

Vinylestimes Classic Rock Radio

Harrag Melodica

213Rock


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