🟠 [Chronique] Axel Rudi Pell – Ghost Town (2026) par le Doc. 🟠  

4.7
(63)

Avec Ghost Town, Axel Rudi Pell signe déjà son 23e album studio, preuve d’une longévité impressionnante dans le paysage du hard rock européen. Fidèle à lui-même, le guitariste allemand ne cherche pas à réinventer son style, mais à l’affiner encore : riffs puissants, atmosphères sombres et mélodies accrocheuses restent au cœur de sa musique.


Entouré de son line-up solide  Johnny Gioeli au chant, Bobby Rondinelli à la batterie et Ferdy Doernberg aux claviers Pell livre un album cohérent, pensé comme un voyage entre puissance et mysticisme.


L’album s’ouvre avec “The Regicide (Intro)”, une introduction instrumentale sombre et cinématographique. Fidèle aux habitudes de Pell, ce type d’ouverture pose immédiatement une ambiance épique, presque médiévale, qui sert de fil conducteur au reste du disque.


Sans transition, “Guillotine Walk” explose avec un riff tranchant. Le morceau incarne parfaitement le style du guitar hero allemand : une rythmique solide, un refrain accrocheur et ce mélange typique entre heavy mélodique et hard rock classique.


“Breaking Seals”, avec la participation de Udo Dirkschneider, est l’un des moments forts de l’album. Le contraste entre la voix rugueuse d’Udo et celle, plus mélodique, de Gioeli crée une vraie tension. Le morceau sonne plus heavy, presque old-school, et apporte une variation bienvenue dans l’album.


Le titre “Ghost Town”, pièce centrale du disque, développe une ambiance plus sombre et atmosphérique. Mid-tempo, porté par une mélodie entêtante, il illustre parfaitement l’identité musicale de Pell : un équilibre entre puissance et mystère.


Avec “Holy Water” et “The Enemy Within”, Pell revient à un registre plus classique, proche de ses influences majeures comme Rainbow ou Dio. Les riffs sont solides, les refrains efficaces, mais c’est surtout le travail sur les ambiances qui fait la différence.


“Hurricane” apporte une accélération bienvenue. Plus direct, plus nerveux, le morceau rappelle que Pell n’a rien perdu de son sens du riff efficace.


À l’inverse, “Sanity” plonge dans une atmosphère plus introspective. Le tempo ralenti permet à Johnny Gioeli de livrer une prestation plus émotionnelle, renforçant la dimension dramatique du morceau.
La fin de l’album se montre particulièrement intéressante.

“Towards The Shore” et “Steps Of Stone” développent une approche plus progressive, avec des structures plus longues et des ambiances travaillées. Pell y laisse davantage respirer ses compositions, installant des climats presque cinématographiques.


Enfin, “Higher Call” clôture l’album sur une note épique et mélodique. Le morceau agit comme une synthèse de tout ce qui précède : puissance, émotion et sens du refrain.


La force de Ghost Town réside dans sa cohérence. Pell ne surprendra pas ceux qui suivent sa carrière depuis des années, mais il livre un album inspiré, où chaque titre trouve sa place dans un ensemble solide de 11 morceaux.


Sa signature sonore, ce mélange de heavy mélodique, de hard rock classique et d’influences néo-classiques reste intacte, mais jamais figée. On sent un musicien qui maîtrise parfaitement son univers et qui continue de l’explorer avec conviction.


Avec Ghost Town, Axel Rudi Pell confirme son statut de pilier du hard rock mélodique européen. L’album ne révolutionne rien, mais il offre exactement ce que les fans attendent : des riffs solides, des mélodies marquantes et une atmosphère unique.


Un disque taillé pour les amateurs de Dio, Rainbow ou MSG, mais aussi pour tous ceux qui aiment un hard rock à la fois puissant et habité.


“The Regicide (Intro)”
“Guillotine Walk”
“Breaking Seals” (feat. Udo Dirkschneider)
“Ghost Town”
“Holy Water”
“The Enemy Within”
“Hurricane”
“Sanity”
“Towards The Shore”
“Steps Of Stone”
“Higher Call”

Note 16/20

Stay Tuned

Doc Olivier


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