🟠 [Chronique] Lost Society – Hell Is a State OF Mind (2026) par Harrag Melodica 🟠  

4.8
(52)

Le groupe de metal moderne finlandais Lost Society a sorti son nouvel album, intitulé Hell Is a State of Mind, le 6 mars 2026 via Nuclear Blast.

Je fais donc suite à mon interview en direct dans 213Rock / Vinylestimes avec Samy Elbanna, qui nous a livré des informations importantes sur ce nouvel album.

Quatre ans après If the Sky Came Down, Lost Society revient avec un album qui ne cherche plus à convaincre : il s’impose. Hell Is a State of Mind marque une nouvelle étape où le groupe finlandais cesse définitivement de courir après une identité pour enfin la revendiquer avec une confiance désarmante.

Porté par des orchestrations cinématographiques, une production massive enregistrée au Finnvox Studios, et une écriture plus libre que jamais, cet album s’inscrit dans la lignée des groupes qui ont redéfini le metal plutôt que de le suivre.

Mais au-delà du son, c’est surtout une histoire que raconte cet opus : celle d’une chute, d’une confrontation intérieure… et d’une renaissance.


Dès « Afterlife », le groupe ouvre les portes d’un au-delà sombre et mystique, installant une atmosphère lourde et cinématographique qui sert de point de départ à ce voyage introspectif.

Puis « Blood Diamond » marque un tournant décisif : les orchestrations s’entrelacent avec des riffs incisifs, révélant une nouvelle dimension sonore où ambition et identité se rejoignent enfin.

Avec « Synthetic », le ton devient plus froid, presque clinique, offrant une critique frontale d’un monde artificiel à travers des rythmiques mécaniques et modernes.

L’intensité retombe ensuite avec « Is This What You Wanted », moment suspendu d’une sincérité désarmante où la vulnérabilité du groupe atteint des sommets émotionnels rares. Cette introspection se prolonge avec « L’appel du vide », morceau fascinant qui oscille entre tension et abandon, traduisant cette attirance dangereuse pour le néant.


Mais Lost Society ne tarde pas à raviver la flamme avec « Kill the Light », déferlement d’énergie brute et hommage au metal le plus pur, tout en conservant une approche contemporaine dans ses structures.

Véritable terrain d’expérimentation, « No Longer Human » pousse encore plus loin cette liberté avec ses fameuses “C-sections”, multipliant les ruptures et les ambiances comme autant de fragments d’une même psyché en mutation.

« Dead People Scare Me (But the Living Make Me Sick) » injecte alors une dose de cynisme lucide, entre accroche immédiate et regard acerbe sur le monde et sur soi-même, avant que « Personal Judas » n’enfonce le clou avec une plongée sombre dans la trahison et la dualité humaine.

Enfin, le morceau-titre « Hell Is a State of Mind » vient conclure l’ensemble comme une œuvre totale : une fresque démesurée où se mêlent orchestration grandiose, violence, mélodies et chaos maîtrisé, résumant à lui seul toute la philosophie de l’album, celle d’un enfer intérieur qu’il faut traverser pour espérer s’en libérer.


Au final, Hell Is a State of Mind construit un véritable parcours émotionnel et narratif où chaque titre agit comme un chapitre d’une descente, puis d’une reconstruction intérieure.
Lost Society redéfinit les règles du Metal !

Vinylestimes Classic Rock Radio

Harrag Melodica 213Rock



01. Afterlife

02. Blood Diamond

03. Synthetic

04. Is This What You Wanted

05. L’appel Du Vide

06. Kill The Light

07. No Longer Human

08. Dead People Scare Me (But The Living Make Me Sick)

09. Personal Judas

10. Hell Is A State Of Mind

 



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Harrag

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